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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

27 SEPTEMBRE, 1954, PREMANON, JURA:

Référence pour ce cas: 27-sep-54-Prémanon. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

RAPPORTS:

[Ref. lp1:] JOURNAL "LE PROGRES":

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Soucoupes... volent!

Les passagers de la soucoupe de Prémanon ressemblent à des morceaux de sucre

Il y avait déjà dans le Haut-Jura le boa de Martigna. Du moins ce boa légendaire avait un commencement de réalité: avec le recul des années, les petits enfants ne savent plus bien aujourd'hui si cette bête rouge de 6 mètres de long n'était, au demeurant, qu'une ceinture de flanelle écarlate.

Avec la soucoupe volante de Prémanon, on se perd en conjectures.

L'affaire s'est passée dans l'obscurité opaque d'une nuit pluvieuse. Et comme il convient à une histoire mystérieuse, aux abords d'une ferme isolée, à 3 kilomètres de Prémanon, petit village perdu dans la montagne, à proximité de la frontière franco-suisse. Les héros sont au nombre de quatre. L'aîné, Raymond Romand, 12 ans, a joué le rôle principal. Sortant de chez lui, il aperçoit soudain "l'objet", qui est mobile, qui est brillant, et qui a, cette fois, l'apparence d'un rectangle.

- Il était haut comme la porte nous redira l'enfant.

Ce fut alors qu'il lui lança des pierres, dont l'une d'elles produisit le son caractéristique d'une tôle frappée. Passant par des alternatives de frayeur et de curiosité, Raymond Romand se munit de son pistolet à flèches. De nouveau, le même bruit métallique. Et puis, s'approchant davantage, Raymond Romand sent qu'un "quelque chose de froid" lui pèse soudain sur une épaule. Il tombe à terre. Il se relève. Il crie. Il se sauve chez lui, sans rien dire à personne de sa famille. Auparavant, Jeannine Romand, 9 ans, avait déjà aperçu, à l'intérieur de la grange éclairée, un semblable objet de forme rectangulaire, d'une couleur aluminium, qui se déplaçait avec un bruit à peine perceptible. Effrayée, l'enfant se cache dans un coin.

Plus tard, le plus jeune des autres enfants Romand appelle ses deux soeurs pour leur montrer une boule de feu rouge dans un champ en contrebas, à plus de 200 mètres de la maison. Tous trois aperçoivent la boule se déplaçant en oscillant de droite et de gauche. Puis, tout disparaît.

Donc, il semblerait qu'à Prémanon un engin mystérieux ait atterri. La créature vivante aurait ressemblé à un parallélépipède rectangle (en somme, un morceau de sucre?) et la boule de feu rouge serait peut-être le véhicule interplanétaire.

Mercredi 29 Septembre, la gendarmerie, qui eu vent de l'histoire, procéda à l'enquête traditionnelle.

Avec Mme Geuillon [Genillon?], institutrice du village, qui fut la première à connaître les confidences des enfants Romand, avec les gendarmes des Rousses, nous avons remarqué, à l'endroit précis où les quatre gosses avaient vu la boule de feu rouge, le terrain littéralement foulé, des colchiques aplaties comme à la presse, quatre trous résultant de l'enfoncement de quatre coins triangulaires. Et puis un mât, le sapin dont l'écorce avait été arrachée sur 15 centimètres, à 1 mètre 50 du sol.

[Ref. sm1:] MAGAZINE "LA SEMAINE DU MONDE":

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Mme Genillon, institutrice à Saint-Claude, remarquait que ses élèves étaient, ce jour-là, particulièrement inattentifs.

- Mais qu'avez-vous donc?

- C'est qu'hier soit on a vu un fantôme... répondit le jeune Raymond Romand, âgé de 12 ans...

La gendarmerie et le mari de Mme Genillon ont fait une enquête et depuis ils ne savent que penser. Le jeune Raymond ne varie pas dans ses déclarations.

- C'était lundi dernier. On s'amusait avec Janine (9 ans) dans la grange. Elle avait l'air tout drôle. "J'ai vu un fantôme! Il ne fait pas de bruit." Je regarde dehors: je vois le machin. On aurai dit un morceau de sucre, il n'était pas plus haut que moi. Je lui lance des cailloux dessus; j'ai essayé de m'approcher, mais j'ai été flanqué par terre et j'ai eu très froid"...

Le lendemain, M. Genillon, voulant en avoir le coeur net, vérifia le récit de ces gosses et constata qu'à l'endroit où les gosses prétendaient avoir aperçu le "morceau de sucre", l'herbe était couchée et qu'un mat dressé par une colonie de vacances avait l'écorce arrachée sur 15 cm à une hauteur de 1 m 50.

[Ref. ip1:] "ICI PARIS":

[Note: Je n'ai de l'article que cette image provenant d0un documentaire de l'ORTF (TV française) sur les soucoupes volantes du 14 février 1965. Seul le titre est lisible.]

Parce qu'un "Martien"
l'a embrassé, Raymond (12 ans)
- le petit Galilée du Jura -
a été corrigé par sa maman...

[Ref. ll1:] JOURNAL "LE LORRAIN":


Tandis que son petit frère, les yeux écarquillés, regardait "Le Champ-qui-Brûle"

Raymond, 12 ans, attaquait, avec un
pistolet à flèches, une "soucoupe volante"

puis s'enfuyait, croyant voir un fantôme

MOREZ (de notre correspondant). -- Dans une récente édition, nous avons brièvement relaté la mésaventure survenue à un garçonnet de 12 ans, victime d'un être étrange ressemblant à un énorme morceau de sucre venu d'un autre monde, à l'aide d'un de ces mystérieux objets volants non identifiés, qui déferlent actuellement sur l'Europe.

Enquête. Constatations ... un jurassien de 12 ans aura-t-il été le héros de la première bataille interplanétaire?

Peut-être l'avenir le dira-t-il un jour. Mais certainement ignorera-t-on toujours cette belle histoire de la grande Histoire!

18 heures. Raymond ne viendra pas. La camionnette verte du boulanger des Rousses qui, aujourd'hui effectue la tournée bi-hebdomadaire, a depuis longtemps disparu du détour de la route. Raymond n'est pas venu au pain ce soir. Il n'a pas plus que ses frères et soeurs fréquenté l'école en cette journée.

Je m'étais bien approché de la maisonnette, allongée "Sous la Roche". J'y avais aperçu l'enfant, jouant à deux pas: mais à ma vue il s'était enfui.

Depuis ce mercredi où la brigade de gendarmerie des Rousses s'était transportée "Sous la Roche, par Prémanon, petit village niché dans la forêt jurassienne, à quelques kilomètres de la frontière franco-suisse, depuis qu'on connaissait l'extraordinaire aventure survenue à Raymond Romand, des dizaines de voitures étaient passées dans le sentier perclus de rocailles. Mille fois le garçonnet avait répondu aux mêmes questions: montré les colchiques foulées, les marques sur le grand mât de sapin...

Ses parents s'étaient lassés. Lui aussi, et il n'entendait plus parler de cette étrange histoire; de cet être irréel avec lequel il avait "joué" ou "lutté" par un soir pluvieux, dans un décor de bout du monde.

Et pourtant, les 12 ans de Raymond avaient ce soir-là avec une poignée de cailloux et un pistolet de gosse crachant des flèches à bout caoutchouté, écrit l'un des plus beau chapitre du volumineux dossier "Soucoupes volantes"!

Raymond n'est pas un imaginatif

Ce lundi-là, la famille Romand vivait une soirée comme toutes les autres. Il était huit heure trente. La nuit tombait et, avec elle, une petite pluie froide qui annonçait désagréablement qu'octobre courrait bien vite à la recherche de la neige.

Dans la grange, Raymond, 12 ans, Janine, 9 ans, Ghislaine, 8 ans et Claude, 4 ans, organisaient un grand jeu. Ils allaient en vivre un autre. Un jeu que le plus imaginatif des enfants de cet âge ne pourrait créer, et, sans doute, connaître!

Le capitaine Brustel de la section de Saint-Claude nous le dira. Mme Genillon, institutrice à Prémanon également: Raymond n'est pas un imaginatif. Grand, solide pour son âge, perdu, au plus profond de son Jura natal il ne lit pas de revues illustrées pour enfants. De toute évidence il n'avait jamais entendu parler de "soucoupes volantes".

Alors?

Alors, Raymond n'a pas rêvé. Ses frères et soeurs non plus, qui jamais au cours de l'enquête ne se "coupèrent" une seule fois.

Un engin mystérieux se serait bien posé "Sous la Roche".

Gendarmes et voleurs

Mais revenons à ce lundi 29 septembre, à l'heure où, soudain, tout s'enchaînera comme dans le meilleur des romans d'anticipation.

Un aboiement de chien. Un rire d'enfant. Raymond sort sur le pas de la porte de la grange dans laquelle Janine, Ghislaine et Claude se cherchent une bonne cachette. Gendarmes et voleurs... Raymond qui est armé d'un pistolet à flèche sera le représentant de l'ordre. Il attendra quelques minutes dehors, et puis, grâce à son flair...

Un poids glacial et impalpable

Mais qu'est-ce donc? Le garçonnet, mi-inquiet, mi-curieux, aperçoit soudain à quelques mètres de lui, se mouvant dans la pénombre, un "objet" brillant.

"Il était haut comme la porte, dira l'enfant, et ressemblait à un grand rectangle..."

Un petit doigt nerveux qui presse sur une gâchette de pistolet pour gosse. Une fraction de seconde durant laquelle un coeur bat à un rythme fou. Et puis un choc qui produit un son métallique.

Raymond s'enhardit. Une poignée de cailloux vole vers "l'objet brillant" qui produit le même bruit de "tôle frappée".

C'est alors que s'approchant encore, Raymond sent "quelque chose de froid, impalpable et glacial" qui lui pèse sur l'épaule. Plaqué au sol, il crie son effroi et, tremblant, se sauve chez lui, où, de caractère fermé comme ont peut l'être dans la montagne, il ne dira rien à sa famille.

Nous avons vu des fantômes

Mais Janine, elle aussi, à l'intérieur de la grange, alors qu'elle se faisait toute petit derrière le foin, a vu "un objet semblable", couleur d'aluminium, se déplaçant sans bruit.

Quelques minutes plus tard, le plus jeune des enfants, Claude Romand, viendra la tirer par le bas de sa jupe, l'entraînant devant la ferme, pour lui faire voir "le champ qui brûle": une boule de feu se déplaçant en oscillant de gauche à droite à plus de 200 mètres, dans un pré en contrebas.

Sans rien dire, ils se coucheront.

Mais dès le lendemain, à l'école, Mme Genillon sera leur confidente.

"Nous avons vu des fantômes hier soir", lui diront-ils. Et les 12 ans de Raymond n'auront même pas la vantardise de répéter qu'il s'est battu avec l'un d'eux.

Deux jours s'étaient écoulés, et la pluie tombait toujours, lorsque la gendarmerie des Rousses ouvrit l'enquête. Peut-être les traces... Non, elles étaient encore très visibles.

Et au pied d'un mat dressé par une colonie de vacances, à l'endroit précis indiqué par les enfants, devant l'herbe foulée en un mouvement circulaire contraire à celui des aiguilles d'une montre, plus d'un curieux extériorisera sa perplexité.

Quatre trous dans le sol, de forme triangulaire, inclinés à 45 degrés et le grand mât de sapin marqué sur 15 cm. à une hauteur de 1 m. 50 venaient encore étayer les dires des enfants Romand!

Quant au grand parallélépipède aperçu par Raymond et Janine, il est permis de supposer qu'il était le passager de l'engin mystérieux.

Et, petite histoire de la grande Histoire, peut-être ignorera-t-on toujours qu'une poignée de cailloux et un pistolet à flèches auront été les armes de la première bataille interplanétaire dont l'unique soldat était un garçonnet de 12 ans...

J.M.

[Ref. ra1:] MAGAZINE "RADAR":

Le magazine avait publié cette photographie du jeune Raymond interrogé par un officier de gendarmerie:

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[Ref. jg1:] JIMMY GUIEU:

L'auteur indique que le 27 septembre 1954, un événement ahurissant s'est produit à Prémanon dans le Haut-Jura, sur lequel son ami Charles Garreau a enquêté minutieusement.

Charles Garreau a reconstitué le dialogue suivant:

- Madame, hier soir, on a vu un fantôme, avoue Raymond Roman, un garçonnet de 12 ans.

- Allons, Raymond, ne me dis pas de bêtises, sourit Mme Genillon, l'institutrice.

- Mais je vous assure, Madame. D'abord, je n'étais pas seul; il y avait mes soeurs et mon frère. C'était un drôle de truc et on a eu drôlement peur! Il m'a soufflé dessus quand je me suis rapproché et ça m'a fait tomber. Ça ressemblait à un morceau de sucre avec une fente dans le bas.

Raymond a tracé au tableau noir une déconcertante silhouette, Mme Genillon a été vite convaincue de sa sincérité et la gendarmerie a été prévenue.

Le Capitaine Brustel de la gendarmerie de Saint Claude a pris l'enquête en mains et Raymond refait le récit de son aventure, cité ainsi:

"C'était lundi dernier (27 septembre 1954). Il pleuvait. On s'amusait dans le fenil. Il pouvait être un peu plus de huit heures et demie. Dehors, le chien se met à aboyer. Tout à coup, il y a Jeannine (9 ans) qui arrive et nous dit: Je viens de voir un drôle de truc dans la grange. On dirait un fantôme qui se promène; ça ne fait pas de bruit. Je fonce dans la grange. Plus rien. J'ouvre la porte pour regarder dehors et là, je vois le machin. On aurait dit un gros morceau de sucre sur trois pieds, et il brillait beaucoup. Il était pas loin, à quelques mètres, il n’était pas bien haut, à peu près comme moi."

"Je ramasse quelques cailloux, je les lance et l'un tape avec un espèce de bruit de tôle, et je tire dessus avec mon pistolet à flèches. Comme je m'approche, je sens une pression glaciale qui me couche au sol. Je me suis relevé et nous nous sommes sauvés. Quelques minutes plus tard, nous avons vu une 'boule de feu' qui se déplaçait en valsant comme une feuille morte, dans un champ à 150 mètres de la ferme; puis tout a disparu."

Jimmy Guieu note que l'on est tenté de penser "Quel conte à dormir debout!" mais que des "constatations troublantes viennent appuyer" le récit de l'enfant. A l'endroit où les enfants ont dit avoir aperçu la "boule de feu", il y a un cercle de 4 mètres de diamètre dont l'herbe est couchée dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, et quatre trous résultant de l'enfoncement de "coins" rectangulaires de dix de section, inclinés à 45°, sont aussi relevés. Un mât dressé ici par une colonie de vacances et dont l'écorce est arrachée sur 15 centimètres à une hauteur de 1 m 50 environ a été sérieusement étudié, un spécialiste du bois qui l'a examiné a confirmé que l'écorce avait bien été "rabotée" à la date indiquée. Au pied du mat, deux trous identiques aux précédents sont visibles. On suppose que l'engin, en se posant, a éraflé le mât; il se serait alors déplacé de quelques mètres avant de s'immobiliser.

Guieu cite Garreau:

"Vendredi 1er octobre, nouvelle reconstitution. Pas une fois, les enfants ne se sont coupés dans leurs déclarations. Le Capitaine de gendarmerie dut admettre que 'quelque chose' s'était effectivement passé dans la cour de la ferme de ce petit village du Haut-Jura, perdu sur un plateau désert, à quelques kilomètres de Morez. L'institutrice connaît bien les enfants: ce ne sont pas des imaginatifs, dira-t-elle. Et Raymond n'avait ni l'expression ni les yeux d'un enfant qui ment. Le curé du village abonde dans ce sens: le petit n'a pu inventer l'histoire du 'fluide' qui l'a couché à terre..."

Durant huit jours il plut sur cette région; pourtant, les traces demeurèrent bien distinctes. Charles Garreau les a examiné longuement et conclut:

"L'herbe est courbée mais n'a pas été tassée; l'engin s'est donc posé sur des sortes de béquilles (qui laissèrent à leur emplacement les quatre trous de section dix). Le grand cercle de 4 mètres de diamètre sur lequel l'herbe était couchée a donc été produit, non par le corps de l'engin, mais par un puissant champ de force (magnétique) au moment de l'atterrissage ou du décollage. En outre, J'absence totale de traces de brûlure élimine radicalement l'hypothèse d'un système de propulsion réactive."

Jimmy Guieu indique qu'il a aoumis ce cas "particulièrement caractéristique" à son ami le Capitaine Jean Plantier, auteur du "remarquable ouvrage: La Propulsion des Soucoupes Volantes par action directe sur l'Atome, (Editions Mame)."

J. Plantier lui a proposé que lors du décollage de l'engin, même s'il ne s'est pas posé sur le sol, la terre et les cailloux présents dans son voisinage immédiat ont subit une force propulsive dirigée vers le haut, force nécessairement supérieure à l'effet de la pesanteur, et ils ont donc eu tendance, pendant un bref instant, à décoller eux aussi avec l'engin. Mais la viscosité du sol, sa résistance interne due notamment aux racines, jointe à la brièveté du phénomène, font qu'il ne se produit rien lors d'un décollage lent, dans le cas d'une force propulsive qui n'est que très légèrement supérieure à l'effet de la pesanteur terrestre.

Par contre, lors d'un décollage "fulgurant", un caillou subirait, parce que beaucoup plus dense, une force très supérieure à celle subie par la quantité de terre occupant le même volume. "Si l'on suppose que, pour le décollage brutal, la force appliquée aux atomes est trois ou quatre fois supérieure à l'effet de la pesanteur terrestre, le caillou aura donc tendance à "s'enfoncer vers le haut", comme ferait par exemple un morceau de plomb incorporé dans une motte de beurre si l'on centrifugeait celle-ci. Tous les cailloux suffisamment proches de la surface du sol seront ainsi extraits, d'où l'affouillement laissé par l'engin, et les plus profonds se seront contenté de parcourir un petit trajet vers le haut, fait que l'on pourrait vérifier éventuellement en procédant à une coupe de terrain..."

[Ref. am1:] AIME MICHEL:

...portons notre regard sur le petit village jurassien de Prémanon, où se déroule, le soir du 27 septembre, l'histoire peut-être la plus fascinante de tout l'automne 1954.

PREMANON, OU L'INNOCENCE. Il y a quelque chose de mystérieusement touchant dans l'affaire de Prémanon: c'est que les seuls témoins sont de tout jeunes enfants. Leur aventure, ils la vécurent comme un jeu jusqu'au moment où, le jeu devenant incompréhensible, la curiosité fit place à l'épouvante. Mais alors ils ne pleurèrent pas, ils ne dirent rien à leurs parents: comme il était près de 21 heures, ils allèrent se coucher, muets et pensifs. Même silence le lendemain. C'est leur jeune institutrice, Mme Génillon, qui, devinant dans leur attitude et leurs chuchotements quelque chose de bizarre, fit parler l'aîné, Raymond Romand, douze ans.

"Voilà, finit-il par avouer: hier soir, nous avons vu des fantômes."

Et il raconta tout: lui, son frère Claude (quatre ans) et ses soeurs Janine (neuf ans) et Ghislaine (huit ans), avaient vu la veille à la porte du fenil où ils jouaient deux "fantômes en tôle", et dans le pré, à 150 mètres, une grosse boule de feu se dandinant doucement. Les fantômes ressemblaient à un "morceau de sucre fendu en bas, faisant des jambes".

Mme Génillon interrogea les trois autres enfants, qui, chacun à sa manière, firent l'un après l'autre le même récit, confirmant les mêmes détails, expliquant ce qu'ils avaient vu avec d'autres images naïves, comme le morceau de sucre.

Le récit, quoique incroyable, était d'une cohérence absolue. Mme Génillon fit même dessiner au tableau noir le "morceau de sucre en tôle". Elle connaissait ces enfants. Elle fut bien vite convaincue, quelle qu'eût été la chose réellement contemplée par eux, que leur récit était véridique. Elle avertit la gendarmerie des Rousses, village où se trouve la plus proche brigade, laquelle avertit son chef hiérarchique le capitaine Brustel, de Saint-Claude, la plus proche sous-préfecture. Ceux-ci arrivèrent le mercredi 29 septembre, environ trente-six heures après l'incident, et commencèrent aussitôt leur enquête sous la conduite du capitaine.

L'ENQUETE. On procéda tout d'abord à l'interrogatoire séparé des enfants (quatre, huit, neuf et douze ans, ne l'oublions pas). Leur récit se tenait. Aucune contradiction, et un accent de sincérité dont témoignèrent également les gendarmes, l'institutrice, le curé, et plus tard les journalistes. La scène fut alors reconstituée, avec le même résultat. La voici, telle qu'elle ressort des rapports rédigés par les enquêteurs.

Il est 20 h 30 environ. Les quatre enfants jouent dans la grange, tandis que dehors, dans la nuit noire, une pluie froide et drue tombe sur les prés et la forêt proche. La ferme Romand est isolée dans la montagne, à plus de 1000 mètres d'altitude.

Soudain, dehors, le chien se met à aboyer. Raymond, l'aîné, sort devant la porte, et se jette presque dans un objet ayant la forme d'un rectangle vertical - un morceau de sucre - fendu en bas et réfléchissant sous la pluie la lumière de la porte. L'enfant regarde, stupéfait mais peu impressionné, ramasse quelques petites pierres qu'il jette sur la chose. Elles rebondissent avec un bruit de tôle.

L'enfant prend son pistolet à ressort et tire une fléchette à bout de caoutchouc. Même résultat. Il s'approche alors pour toucher, mais avant d'en avoir le temps, il est jeté au sol comme par une pression invisible et glaciale. Raymond comprend soudain qu'on ne s'amuse pas avec "ça", se lève et recule dans la grange, épouvanté.

Alerté par le cri de surprise et de peur qu'il pousse en tombant, Janine (neuf ans) accourt, jette un coup d'oeil dehors et voit elle aussi la "chose" qui se déplace en se dandinant.

Elle recule à son tour vers les autres. Ils restent là un moment, décontenancés, reviennent vers la porte, ne voient plus rien et s'enfuient vers la maison.

Tandis qu'ils courent, Claude, le plus petit, s'écrie soudain:

"Oh! Janine, regarde!"

Et il montre à sa soeur une grande boule lumineuse rouge qui oscille doucement à 150 mètres de là, dans le pré en contrebas de la ferme. Ils s'arrêtent tous, regardent un moment, puis reprennent leur course et rentrent vite à la maison.

Il est bientôt 9 heures. Les quatre enfants vont se coucher sans rien dire à leurs parents, et cela a étonné les journalistes (pas les gendarmes ni l'institutrice, qui sont du pays). S'il est permis à quelqu'un qui lui aussi fut jadis un petit paysan dans une ferme montagnarde de donner son avis, je dirai que mes frères et moi aurions très probablement agi de même.

LA BOULE ROUGE. "Mais cette boule rouge, demandèrent les gendarmes, où l'avez-vous vue?

- Là-bas, dans le pré", dirent-ils.

Les quatre enfants y conduisirent les enquêteurs. Il avait plu presque sans arrêt depuis l'avant-veille, et cependant les gendarmes trouvèrent des traces irrécusables et stupéfiantes: à l'endroit indiqué, et sur une surface circulaire d'environ 4 mètres de diamètre, l'herbe était couchée dans le sens opposé au mouvement des aiguilles d'une montre. Non pas écrasée, ni arrachée, mais simplement aplatie, figée dans l'image immobile d'un tourbillon. Quelques colchiques d'automne semblaient passés à la presse. Le bord du cercle était très net. Dans la surface du cercle, quatre trous disposés en carré marquaient l'enfoncement de coins triangulaires de 10 centimètres de section et inclinés à quarante-cinq degrés vers le centre.

A côté du cercle, un mât planté l'été précédent par les enfants d'une colonie de vacances était éraflé sur 15 centimètres, son écorce arrachée, à une hauteur de 1,50 m. Un spécialiste du bois, ayant examiné cette éraflure, déclara qu'elle datait certainement de la veille ou de l'avant-veille.

Au pied du mât, les enquêteurs trouvèrent deux traces semblables aux quatre trous triangulaires du cercle, mais allongées en une espèce de dérapage. Toutes ces traces donnaient l'idée d'un engin qui, au moment de l'atterrissage, avait heurté le mât et accroché un peu le terrain meuble du pré avant de s'immobiliser un peu plus loin.

Charles Garreau, qui se rendit à Prémanon une semaine après l'incident, vit encore très nettement toutes traces, malgré la pluie persistante et les curieux. Il s'enquit de l'opinion des villageois sur cette étrange affaire. Les Jurassiens sont gens méfiants et taciturnes. L'avis était pourtant que quelque chose s'était posé là. Mais quoi? Et que les enfants n'avaient pas menti. Quatre enfants de quatre à douze ans peuvent-ils soutenir longtemps les ruses d'un interrogatoire? Le capitaine Brustel, les gendarmes, l'institutrice, le curé, les parents Romand pensèrent qu'ils ne mentaient pas. Et puis, il y avait ces traces impossibles à reproduire, et bien trop abstraites pour une imagination enfantine. Enfin, les enquêteurs relevèrent qu'aucun des enfants n'avait d'abord pensé à une Soucoupe Volante. Ils avaient vu des "fantômes", et c'est aux grandes personnes, après le récit fait à l'école, qui l'idée de la Soucoupe Volante vint pour la première fois. Les enquêteurs purent même acquérir la certitude que seul l'aîné avait entendu parler de Soucoupes, encore que cette expression n'évoquât rien de précis en lui.

Telle est l'affaire de Prémanon, la plus poétique assurément de toute l'histoire des Soucoupes Volantes. Si quelque jour on fait un musée de l'innocence, une place attendrissante y sera réservée, j'espère, au pistolet à fléchette du petit Raymond Romand.

[Ref. le1:] LEONARD G. CRAMP:

L'auteur dit que "un des cas les plus authentifiés impliquant une soucoupe au sol" a eu lieu le 27 septembre 1954, dans un petit village appelé "Premanou", en France orientale, avec des témoins qui étaient tous des enfants en bas âge, Raymond Romand, 12 ans, ses soeurs Janine et le Ghislaine, 9 et 8 ans, et leur petit frère Claude, 4 ans.

Ils jouaient dans la grange alors qu'il faisait tout à fait nuit et qu'il pleuvait dehors, quand soudainement leur chien a commencé à aboyer. Raymond est allé voir dehors et a presque percuté quelque chose en forme de "morceau de sucre se tenant sur un extrémité" qui a semblé être dédoublée au bas. Il a réflété étrangement la lumière de la grange. Pas excessivement intéressé, le gaillard lui a jeté d'abord quelques cailloux, lesquels ont rebondi au loin avec un bruit "comme si ils avaient heurté du fer blanc"; ensuite il a pris son pistolet jouet et a tiré des flèches à bout de caoutchouc vers l'objet, sans résultat.

Rassemblant son courage, le garçon avait avancé afin de le toucher, quand il a été immédiatement jeté à terre par "une force invisible glacée". Se remettant sur ses pieds, le garçon terrifié a fait retraite dans la grange. Entendant le hurlement de Raymond, Janine a regardé dehors à temps pour voir la chose s'éloigner avec une sorte de démarche de dandinement étrange.

Les enfants se blottissants avaient alors regardé par la porte et, ne voyant rien, s'étaient sauvés à la ferme, où jeune Claude a montré avec excitation à une grande boule lumineuse de lumière rouge qui était suspendue dans le ciel dans le pré au-dessous de la ferme.

Les quatre enfants étaient allés au lit terrifiée, ne disant rien à leurs parents. Notant leurs remarques chuchotées le lendemain, leur professeur d'école était parvenu à cajoler Raymond assez pour qu'il lui dise l'histoire. Les enfants étaient tous convaincus qu'ils avaient vu un fantôme. Interrogés séparément, leurs histoires correspondaient exactement.

Le lendemain, la police a demandé aux enfants de leur montrer la position de la boule rouge. "Là-bas dans le pré", ont-ils dit, montrant le chemin, et à l'endroit indiquée, des marques étranges ont été trouvées par les enquêteurs, en dépit de la lourde pluie.

"Sur une zone circulaire d'environ 12 pieds dediamètre, l'herbe a été aplatie dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, arrangée en un tourbillon. Les fleurs du pré dans le cercle semblaient avoir subi comme une pression." Egalement dans le cercle, qui était clairement défini, il y avait quatre trous disposés en carré, formés comme si quatre objets triangulaires, de quatre pouces de large, étaient descendus dans le sol. Ils faisaient un angle de 45 degrés vers le centre.

Sur un côté un poteau avait une bande de 6 pouces d'écorce arrachée, à 5 pieds au-dessus du sol, à un de ses côtés il y avait encore deux marques comme les marques triangulaires, mais qui étaient ovales comme si quelque chose avait heurté le sol et avait rebondi avant de venir se poser.

L'auteur dit que tous ceux qui ont interviewé les enfants ont été satisfaits au delà du doute que ce n'était pas une farce enfantine et, de toute façon, vivant dans une ferme isolée dans la montagne à environ 3000 pieds d'altitude, les enfants ont eu peu de chance d'entendre parler des soucoupes volantes.

[Ref. cp1:] CLAUDE POHER, GROUPE DE RECHERCHE SUR LES OVNI "GEPA":

En 1968-1969, avant que l'effort d'ufologie officielle du GEPAN ne soit mis en place, son futur dirigeant le Dr Claude Poher avait été un membre du groupe officieux d'ufologie GEPA, et a rassemblé et encodé sur ordinateur plus de 700 rapports d'OVNIS sur lesquels des calculs statistiques sur des facteurs multiples pouvaient être menés. Dans le fichier se trouvaient un certain nombre de rapports français d'OVNIS pour 1954, dont celui-ci.

Pour la lisibilité, une interprétation décodée des données est fournie ici après le code original qui était une chaîne de 80 caractères. Le décodage a été fait selon les indications originales, le numéro de code et sa signification générique sont données. N'oubliez pas que la signification générique de chaque code est une catégorie prédéfinie, et non pas le détail spécifique effectif. Par exemple, si l'âge du témoin principal était de 33 ans, le codage aurait alloué le nombre "3" qui correspond à la catégorie "adulte de 21 à 59 ans."

Code original:0618552709195420301JA301101000001701021200C0109004110000000000050000000800000000
Lieu:Premanon (Jura) - France
N. de cas:0618
Code source:55
Nature source:Rapports de sources officielles française: Police, Gendarmerie, Armée, pilotes
Jour:27
Mois:10
Année:1954
Heure:20
Minutes:30
Type d'heure:1 = heure locale
Nombre de témoins:3 = 3
Témoin principal connu nominativement:0 = nom non indiqué
Age du témoin principal:1 = de 0 à 13 ans
Occupation du témoin principal:1 = écolier, berger
Enquête officielle:1 = une enquête officielle a été menée
Météo:0 = pas d'indication
Durée:0 = pas d'indication
Distance minimale témoin - phénomène:0 = pas d'indication
Méthode d'observation:0 = pas d'indication
Nombre "d'objets" observés simultanément:01 = 1
Forme "d'objet" (terminologie des témoins):7 = carré, rectangulaire, parallélépipède
Dimensions du phénomène:0102 = 1 mètre de large sur 2 mètres de haut
Couleur du phénomène observé:12 = métallique, argenté, aluminium poli
Luminosité du phénomène:0 = pas d'indication
Lumières ou projecteurs sur le phénomène:0 = pas d'indication
Vitesse de déplacement du phénomène:C = "lent" ou "très lent"
Accélération du phénomène:0 = pas d'indication
Trajectoire du phénomène:1 = ligne droite ou très large courbe
Sons perçus durant l'observation:0 = pas d'indication
Hauteur angulaire maximale de l'observation (horizon = 0°):9 = "vu au sol" ou "près du sol"
Nature du lieu d'atterrissage:0 = pas d'indication
Nombre de points de contact avec le sol:4 = 4
Traces d'atterrissage:1 = traces observées
Observation "d'occupants":1 = débarquement d'un ou plusieurs occupants non comptés
Taille des "occupants" observés:00 = pas d'indication
Tenue des "occupants":00 = pas d'indication
Tenue:0 = pas d'indication
Comportement général des "occupants":0 = pas d'indication
Interaction des "occupants" avec le(s) témoins(s):0 = pas d'indication
Tête, cheveux:0 = pas d'indication
Voix, respiration, menton:0 = pas d'indication
Peau:0 = pas d'indication
Yeux:0 = pas d'indication
Bouches:0 = pas d'indication
Détails divers:0 = pas d'indication
Effets thermiques:0 = pas d'indication
Effets lumineux:0 = pas d'indication
Effets magnétiques (ou électromagnétiques):0 = pas d'indication
Odeur perçue par le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets physiologiques sur le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets psychologiques sur le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets sur des animaux:0 = pas d'indication
Autres effets rapportés:8 = violente action mécanique
Nébulosité:0 = pas d'indication
Oscillations, émission de matière:0 = pas d'indication
Rotation, vol en formation:0 = pas d'indication
Disparition instantanée:0 = pas d'indication
Halo autour du phénomène:0 = pas d'indication
Interaction témoin / phénomène (en complément des autres rubriques):0 = pas d'indication
Dessin ou photo:0 = pas d'indication
Détails de structure observés:0 = pas d'indication

[Ref. ob1:] OTTO BINDER:

"Quant aux scientifiques professionnels," a écrit le Dr. Jacques Vallee (Challenge to Science: the UFO Enigma), "écarter de tels récits (le débarquement d'un UFOnaute de Premanon, France) avec un sourire est pour eux une des choses à la mode. Ce silence dans les hautes sphères devrait nous déranger considérablement."

[Ref. jv3:] JACQUES VALLEE:

Vallée indique que les atterrissages d'OVNIS semblent se produire plus souvent dans les régions éloignées que dans les centres de population et discute le cas à Prémanon du 27 septembre 1954 comme typique de cela.

Il indique que Prémanon est un village français minuscule perché dans les magnifiques montagnes du Jura, très près de la frontière Suisse. Il indique que tous les témoins étaient des enfants, que c'était un des premiers atterrissages d'OVNIS de la vague française de 1954, et qu'Aimé Michel l'a appelé "peut-être le plus intéressant de tout l'automne."

Vallée indique qu'il a eu lieu une nuit pluvieuse à la ferme de la famille Romand, sur un secteur désolé loin du centre du village, quand à 8 heures, Raymond Romand, 12 ans, a décidé de sortir pour une promenade. Juste quand il a fermé la porte, il s'est figé sur place parce qu'il y avait un objet étrange dans la cour de la ferme. Il brillait vaguement et ressemblait à une boîte verticale en aluminium, décrite comme "aussi grande qu'une porte, et brillante, comme une garde-robe avec un miroir."

Cet "objet ou entité" a approché le garçon et l'a doucement touché; c'était froid et Raymond est tombé au sol terrifié, essayant d'appeler à l'aide mais incapable de le faire. Il est parvenu à se remettre sur pieds, mais malgré sa crainte a décidé de ne pas retourner à l'intérieur de la maison parce qu'il avait plus peur de ses parents qu'il n'avait peur de la "chose", car il ne pourrait pas cacher son excitation et serait sûrement accusé de mensonge s'il racontait avoir vu un fantôme. Vallée indique qu'il était maintenant plus fasciné que terrifié par son aventure de toute façon.

Maintenant, sa soeur Janine, 9 ans, et deux plus petits enfants avaient suivi Raymond dehors, Janine a vu "l'entité" et a réussi à se cacher dans la grange. Encouragé par leur présence, Raymond a pris des pierres et a commencé à les jeter au "fantôme." Quand un des pierres a frappé la chose pendant qu'elle s'éloignait en marchant, il a été évident qu'elle était quelque chose de métallique.

Quand la chose est sortie de la cour de la ferme, elle est allée vers un objet rougeâtre lumineux dans un pâturage en pente, et cette boule de feu a bientôt décollé.

Après son départ, les enfants se sont vite rendus compte qu'il valait mieux pour eux de ne pas parler de ce qu'ils avaient vu, ainsi ils se sont tus tout au long de la soirée et de la nuit. Toutefois, le lendemain, Raymond a raconté l'histoire à un autre garçon à l'école, la rumeur s'est diffusée, elle a atteint la jeune professeur, Mlle Huguette Genillon, qui a appelé la police.

Le lendemain, les enquêteurs de la police de Saint Claude avec le capitaine Prustel, et ceux de Les Rousses, ont trouvé quatre trous triangulaires dans un secteur fortement aplati à l'endroit où la boule de feu avait été, une barrière de poteau avait été frôlée, et l'écorce d'un pin a été roussie à cinq pieds au-dessus de la terre.

Vallée indique que Charles Garreau signale que sur le secteur aplati de 12 pieds de diamètre, l'herbe était aplati dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et de la façon d'un tourbillon, et les fleurs du pré avaient l'air d'avoir été passé sous une presse, et que le bord du cercle était clairement défini, avec les quatre trous disposés en carré.

Prustel était tout à fait familiarisé avec la région et ses gens et n'a pas été étonné de la réaction des enfants. Il les a interviewés séparément et longuement, et il les a fait rejouer toute la scène. Vallée précise que pendant cette recherche, Mme Romand a eu une attitude étrange parce qu'elle semblait profondément bouleversée par toute l'affaire et peu disposée à laisser l'interrogatoire avoir lieu. Elle n'a pas cru que Raymond a pu voir quelque chose, et en tant que femme très pieuse et dévote, elle a déclaré que les soucoupes volantes et les Martiens ne peuvent pas exister et qu'elle croit plutôt qu'un esprit maléfique ou le diable en personne avait incité son fils à mentir. Pour une question de la foi religieuse et de bonne réputation dans le village, elle a voulu que son fils admette avoir menti, et comme il le ne faisait pas, il a été puni par confinement dans la maison.

Elle a déclaré que Dieu a créé l'humanité comme sommet de la Création et que donc nul Martien ne peut exister. Un journaliste qui s'était rendu à Prémanon et lui avait parlé a déclaré que sa maison était probablement une des très rares en France où le sujet des soucoupes volantes n'avait été jamais discuté à table au dîner.

Les gens dans le village se sont alors partagés en deux camps opposés, et le "Martien" est devenu un motif de querelle idéologique dans la petite communauté.

Vallée note que les enfants eux-mêmes n'ont jamais employé des termes "soucoupe" ou "Martien", et avaient indiqué à plusieurs reprises qu'ils avaient vu un "fantôme", l'idée d'une "soucoupe volante" ayant été avancée par les adultes de Prémanon.

Vallée défend que la réaction parmi la population donne au phénomène OVNI sa vraie dimension comme fait sociologique, que la cause de l'observation peut être discutée selon la physique mais que la conséquence la plus importante est psychologique et sociale, quelle qu'en soit sa nature physique. Il argue du fait que de telles histoires "nous ont montré les limitations de nos philosophies, les obscurités dans notre croyance, et la faiblesse de nos connaissances."

Vallée indique que l'incident de Prémanon n'a pas été l'occasion de grandes discussions et "aucun philosophe sérieux ne s'est arrêté à méditer l'histoire" tandis que les "scientifiques professionnels", selon la mode, écartent de tels histoires avec un sourire."

[Ref. pd1:] PIERRE DELVAL:

L'auteur indique que le 27 septembre 1966, un soir à Prémanon dans le Jura, des enfants jouaient dans une grange, quand soudain, ils aperçurent ce qu'ils ont décrit comme "un fantôme" qui avait la forme d'un morceau de sucre, fendu en bas, comme pour faire les jambes.

Un des enfants s'est approché de l'inconnu mais il a été jeté à terre sous l'effet d'une pression. Sa soeur s'est approchée, a vu le fantôme de tôle s'éloigner et rejoindre une "boule rouge" qui oscillait dans le pré.

Prévenus, les gendarmes de Saint-Claude se sont rendus sur place et ont découvert un cercle bien délimité de 4 m de diamètre dans lequel l'herbe était couchée.

A l'intérieur de ce cercle, il y avait 4 trous formant un carré, marqués de coins triangulaires de 10 cm de section et inclinés à 450 vers l'intérieur. Aucune explication ne fut donnée de ce phénomène.

L'auteur note que "les ufologues présument" qu'il s'agirait de robot téléguidé par une volonté inconnue.

[Ref. rp1:] RENE PACAUT:

L'auteur indique que le cas provenant d'enfants, les sceptiques n'y croiront pas et en entendant "des récits aussi extravagants", il est facile de hurler au mensonge ou à l'affabulation.

Il indique qu'au contraire des enquêteurs sérieux tels que Mr. Tyrode, instituteur d'Evillers, ont tenté de tirer au clair comme lui l'affaire de Prémanon, ancienne de 20 ans, que les habitants n'ont pas oublié bien que les témoins se sont dispersés au fil des ans.

Il indique que l'enquête officielle avait été menée par son ami le capitaine de gendarmerie Brustel, qui lui a confirmé les faits quelques années plus tard.

Le capitaine Brustel a été le premier alerté, le 28 septembre 1954 par l'institutrice de Prémanon, qui l'a informé qu'un de ses élèves lui a raconté une histoire ahurissante. Elle le connaissait bien et était sûre qu'il ne mentait pas, et a demandé au capitaine de tirer l'affaire au clair.

L'officier s'est rendu à la ferme des Roland, qui était isolée au-dessus du vinage vers 1000 mètres d'altitude, et a paternellement interroge Raymond, 12 ans, aîné des enfants, qui avait le regard vif et franc et lui a répété ce qui suit, qu'il avait déjà raconté à son institutrice.

Dans la soirée pluvieuse, il jouait vers 21:00 avec ses trois frères et soeurs dans le fenil de la ferme familiale. Le chien dehors s'est mis à aboyer furieusement, et Jeanine, 9 ans, est entrée à ce moment en criant avec émotion qu'il y a un fantôme dans la grange, qu'elle venait de voir se promener sans faire de bruit.

Raymond n'y croyait pas trop mais a couru dans la grange et l'a trouvée déserte. Il est sorti dans la cour, et a vu à quelques mètres de lui "le machin que Jeannine avait vu."

Il est cité comme disant:

"C'était drôle et effrayant; ça n'avait pas de bras. On aurait dit un gros morceau de sucre fendu en bas, très brillant, à peu près de ma grandeur, qui se tenait sur trois pieds. Pour l'éloigner, j'ai ramassé un caillou et je lui ai lancé. Ça a résonné comme une tôle. Mais comme il ne s'en allait pas, je lui ai tiré dessus avec mon pistolet à flèches. Mais voilà qu'au moment où je m'approchais de lui, j'ai reçu contre moi comme un jet de fluide glacial qui m'a renversé à terre. J'ai crié. Jeannine est accourue au moment où le fantôme s'éloignait en se dandinant sur ses trois pieds."

Les enfants terrorisés se sont de nouveau réfugiés dans la grange, et au bout d'un moment, ils se sont hasardé à regarder dehors, mais le fantôme n'était plus là. Ils sont sortis, et l'enfant le plus jeune, Claude, a indiqué en s'exclamant une énorme boule rouge, qui valsait comme une feuille morte au-dessus d'un champ situé à 200 mètres de là, avant de disparaître.

A la suite de ce récit de Raymond, le capitaine Brustel a interrogé chacun des enfants séparément, et leurs déclarations se recoupaient. Il s'est alors rendu guidé par eux dans le champ d'où la "boule" s'était envolée.

Il a facilement découvert des traces d'atterrissage, sous la forme d'un cercle de 4 mètres de diamètre "dessiné" dans l'herbe, ainsi que quatre trous creusés par des béquilles de 10 centimètres de section, et des éraflures sur un mât qui avait été "dressé là" par des campeurs.

A quelques jours d'intervalle, le capitaine a effectué deux reconstitutions des événements avec les enfants, et en a conclu qu'ils n'ont pu inventer une telle histoire et que les constatations matérielles prouvent que le "gros morceau de sucre" ne pouvait être que le pilote ou un membre de l'équipage de la boule rouge.

L'auteur ajoute que les enfants ignoraient tout au sujet des OVNIS.

[Ref. cg1:] CHARLES GARREAU:

L'ufologue Charles Garreau se rendit sur les lieux et mena l'enquête. Il rédigea le résumé suivant:

Le 27 Septembre 1954, à Prémanon (Jura), quatre enfants, dont le plus âgé à 12 ans et le plus jeune 4, jouent dans le fenil de la ferme familiale. Soudain, ils se trouvent en présence d'un "fantôme" qu'ils décrivent comme "une sorte de gros morceau de sucre, très brillant, fendu en bas, sans bras, de la taille d'un enfant." Quelques minutes plus tard, ils voient une boule lumineuse s'élever du pré voisin. Les gendarmes de Saint-Claude y découvriront un cercle de 4 mètres de diamètre, où l'herbe est aplatie, et quatre trous rectangulaires, de 10 cm de section inclinés à 45 degrés.

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:

160

27 Septembre 1954, 20h30, Prémanon (France):

Quatre enfants sortirent de chez eux en entendant le chien aboyer furieusement. Ils découvrirent un gros objet au sol et un petit être qu'ils prirent pour un "fantôme," dans la cour. Raymond Roland, douze ans, jeta des pierres à l'intrus. (Ici-Paris, 11 Oct. 1954; Le Parisien, 1 Oct. 1954; Paris-Presse, 2 Oct. 1954. Challenge 170)

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 27 septembre 1954, quatre enfants de Prémanon (Jura) sortaient de chez eux lorsqu'un chien aboya furieusement. Ils découvrent un grand objet au sol et un petit être qu'ils ont appelé "un fantôme" qui a fait des gestes amicaux. Les enfants ont jeté des pierres à l'intrus.

[Ref. no1:] MAGAZINE NOSTRA:

Mystérieux atterrissage d'un engin dans le Jura

Jura, le 27 septembre 1954.

Dense et silencieuse, la nuit d'automne a depuis longtemps confondu les noirs sapins de la forêt jurassienne et les maisons montagnardes accrochées aux pentes de Prémanon. La pluie de ce 27 septembre 1954 épaissit encore les ténèbres où le village est engloutie. Là-haut, en bordure de l'étroit plateau franco-suisse, à près de 800 mètres d'altitude, des lumières brillent encore dans la ferme des Roland, isolée dans les pâturages. Il est près de 9 heures. Malgré cette heure tardive pour des écoliers, les enfants ont reçu la permission de jouer un instant dans les dépendances de la ferme... Soudain, l'aîné, Raymond, douze ans, cesse de jouer et, intrigué, prête l'oreille, aussitôt imité par Claude, son petit frère: dehors, le chien de la maison hurle inlassablement à la nuit comme pour avertir d'une arrivée ou d'une présence insolite. Les deux frères ne sont pas encore revenus de leur étonnement que la porte du chenil s'ouvre en coup de vent. Leur soeur, de 9 ans, surgit, pâle, tremblante, pour tout dire bouleversée. Surmontant son trouble, elle leur dit d'une voix vibrante d'effroi:

- Si vous saviez ce que je viens de voir dans la grange! C'est un drôle de truc. On dirait un fantôme qui se promène sans bruit.

A la mine de sa soeur, Raymond comprend qu'elle ne plaisante pas. Courageusement, il fonce dans la grange. Mais il a beau en fouiller tous les recoins, elle est vide. Déjà il hausse les épaules: les filles, ça voit des fantômes partout! Cependant, pour en avoir le coeur net, il sort dans la cours de la ferme. Mais il n'a pas fait deux pas qu'il s'immobilise, sidéré. A quelques mètres devant lui, dans la pâle clarté diffusée par les lampes de la ferme, se tient le fantôme. Un de ces fantômes qu'aucune légende n'a jamais décris.

- C'était comme un énorme morceau de sucre, expliquera Raymond. Un sucre très brillant, fendu en bas, à peu près de ma taille et qui ma paru avancer sur trois pieds.

Revenu de sa stupeur, le garçonnet se met en devoir de chasser ce monstre "sans bras". Il lui lance des cailloux. L'un deux rebondit sur l'étrange cible "avec un bruit de tôle", mais sans paraître émouvoir outre mesure le "machin" qui, immobile, semble le narguer. Raymond "s'arme" alors d'un pistolet à flèches qu'il porte à sa ceinture, vise l'intrus et tire. Pas plus de réaction! Alors, sans se déconcerter, l'enfant s'approche.

- Au moment où je me trouvais à quelques pas de lui, raconta-t-il, j'ai senti une pression glacée contre moi, qui m'a renversé à terre. Terrorisé par ce "fluide glacial" qui le couche au sol, Ramond hurle. Sa soeur Jeanine qui se tient aux aguets dans le fenil l'entend. Elle ouvre la porte et voit le "morceau de sucre" géant s'éloigner " en se dandinant" sur ses trois pieds. Raymond qui s'est relevé pour se réfugier près d'elle, scrute lui aussi les ténèbres pour essayer de voir et de comprendre. Puis, pris de panique, les quatre enfants traversent la cour à toutes jambes pour rentrer dans la maison d'habitation où se tiennent leurs parents. Au milieu de sa course le petit Claude s'arrête et désignant du doigt le pré qui s'étend devant la maison, il crie à ses soeurs et frères: "Oh regardez!"

Les yeux agrandis par la stupeur, les enfants voient s'élever, à 150 mètres d'eux, une énorme boule rougeoyante qui "voltige comme une feuille morte". Au bout de quelques secondes, elle semble brusquement absorbée par la nuit... Les quatre petits témoins gagnent alors leurs lits sans oser rien dire à leurs parents. Ce n'est que le lendemain, à l'école, que Raymond Rolland se décide à raconter son aventure à son institutrice. En entendant ce récit abracadabrant, elle n'en croit d'abord pas ses oreilles. Elle sait pourtant que Raymond n'est pas un menteur ni un fabulateur. Il ne peut, d'autre part, avoir inventé tous les détails de cette aventure.

Les gendarmes sont persuadés que les trois témoins disent la vérité

- Dessine-moi ton monstre, lui dit-elle. Raymond va au tableau noir et, sans la moindre hésitation, il dessine le "Le morceau de sucre" sur son trépied. Convaincue de sa sincérité, l'institutrice alerte la gendarmerie de Saint-Claude. Bientôt le capitaine Brustel arrive sur les lieux. Il interroge les trois enfants et, frappé à son tour par la concordance de leur récit, il se fait conduire à l'endroit où ils ont vu s'élever la boule rouge. Les empreintes que ses gendarmes et lui-même y découvrent lui démontrent que les enfants n'ont pas inventé cet atterrissage d'engin mystérieux. Malgré la pluie qui n'a cessé de tomber, ils distinguent nettement dans le pré un cercle de 4 mètres de diamètre dessiné dans l'herbe couchée (et non tassée) et 4 trous rectangulaires d'environ 10 cm de côté. C'est la preuve qu'un engin s'est posé là sur 4 béquilles. Tout permet de supposer que le cercle a été dessiné par un champ de force, probablement magnétique, au moment du décollage de l'appareil. Enfin, tout près de là, un mât dressé par des campeurs porte des éraflures toutes fraîches...

Après une minutieuse enquête et deux "reconstitutions" sur les lieux, l'officier de gendarmerie est formel. Il déclare:

- Pour plusieurs raisons, je suis convaincu que les enfants Roland ne mentent pas. N'ayant jamais entendu parler de soucoupes volantes, ils n'ont pas pu inventer tous les détails de leur aventure. Leurs témoignages concordent parfaitement quand je les interroge séparément, et surtout, ces témoignages sont étayés par les traces relevées au sol. Enfin, tous les habitants du village sont unanimes pour croire que Raymond dit la vérité.

Il reste, bien sûr à déterminer quelle sorte d'extraterrestre appartient ce "morceau de sucre". S'agit-il d'un nain, du type si souvent décrit par certains témoins, revêtu d'un scaphandre aux formes géométriques ou, plus simplement, d'un robot téléguidé? Le saura-t-on jamais? le "machin" de Prémanon présente en tout cas plusieurs points communs avec des "touristes" tout aussi mystérieux venus visiter notre planète en ce mois de septembre 1954. Il n'a pas de bras, tout comme le "petit homme vert" qui, 15 jours plutôt, avait atterri sur la voie ferrée de Quarouble (Nord), a rencontré Marius Dewilde et caressé la tête de son fils. Cependant, il ressemble davantage encore à "l'épouvantail" qui, le 28 septembre, c'est-à-dire le lendemain de l'affaire de Prémanon, terrorise Mme Leboeuf, à Chabeuil (Drôme). En ce début d'après-midi, elle se promène près d'un bois quand sa chienne manifeste, par des hurlements, une nervosité excessive. Mme Leboeuf s'approche et demeure clouée sur place. Devant elle se tient un petit être à face humaine mais sans bras. Il est revêtu d'un scaphandre transparent. Il ressemble à un enfant qu'on aurait mis sous cellophane, dira-t-elle. "Effrayée, je suis allée me cacher dans une haie d'où j'ai vu bientôt s'élever, dans le champ de maïs voisin, un engin en forme de toupie qui s'est éloigné en rasant le sol." Mais le procès des écoliers de Prémanon n'est plus de mise, si l'on considère le nombre d'atterrissages et de passagers d'ovni qui, depuis ce jour de septembre 1954, ont été observés par des témoins irréfutables dans cette région de France.

[Ref. jp1:] JACQUES POTTIER:

L'auteur indique que dans le cas de Tully en Australie le 9 janvier 1966, un OVNI a laissé des traces d'un diamètre de 9 mètres, qui étaient "semblables à celles de Prémanon, dues à une pression qui fut évaluée à 30 tonnes."

[Ref. mf1] FRANCAT, MICHEL FIGUET:


27.09.1954

Prémanon

Invention du jeune Romand à la suite d'une rédaction sur le thème des martiens proposée par l'institutrice Mlle Genillon: enquête du groupe suisse Cosmos en 09/1954 et contre-enquête de M. Bosson à paraître dans "OVNI: présence de l'A.E.S.V."

[Ref. cc1:] GILBERT CORNU ET HENRI CHALOUPEK:

Les auteurs mentionnent une aventure "très curieuse et particulièrement insolite" survenue à quatre enfants de Prémanon, un petit village du Jura le 27 septembre 1954.

Les quatre enfants jouaient dans le fenil de la ferme car il pleuvait, et le chien resté dehors s'est mis soudain à aboyer.

Raymond, 12 ans, est sorti et a vu un objet vertical semblable à un morceau de sucre fendu en bas et reposant sur trois pieds qui réfléchissait sous la pluie la lumière de la porte.

Il a ramassé des pierres et les a jeté sur cet objet inquiétant, une des pierres l'a atteint et l'a fait résonner "comme une espèce de bruit de tôle".

Il a ensuite tiré dessus avec son pistolet à flèches, puis il s'en est approché pour le toucher, et a alors été précipité au sol "comme par une pression invisible et glaciale".

Les enfants ont été effrayés et se sont sauvés, et quelques minutes après, ils ont vu une grande boule rouge qui se dandinait comme une feuille morte à 150 mètres de la ferme.

Ils n'en parleront que le lendemain à leur institutrice, et on a découvert à l'endroit indiqué une surface d'environ 4 mètres de diamètre où l'herbe était couchée avec quatre trous disposés en carré dans le sol.

Les auteurs indiquent comme sources Aimé Michel page 116, G. Garreau et R. Lavier page 211 et les journaux: Le Parisien Libéré du 1.10.54; Paris-Presse du 2.10.1954; Ici Paris 11.10.1954 et de nombreux journaux provinciaux du Sud-Est.

[Ref. ws1:] WILLY SMITH:

Pour donner aux auteurs le crédit là où le crédit est dû, leur critique de la méthodologie dans le choix des cas est précis, et il y a au moins un cas classique (Premanon, 540927) qu'ils ont démasqué. Et ils ont également précisé dans le catalogue de Vallee certaines des cas sans valeur scientifique, une information qui n'est vraiment pas nouvelle pour nous.

[Ref. gc1:] GILBERT CORNU:

[...]

- Celui de Prémanon le 27 septembre 1954 (1). L'affaire ne serait plus qu'une question d'affabulation due à l'un des garçons de la ferme suite à un travail scolaire: une rédaction sur le thème des martiens! Connaissant bien la région et la mentalité des instituteurs et des parents, j'ai du mal à croire qu'un tel thème de rédaction ait été proposé à ces enfants d'un petit village rural si près de la rentrée scolaire (à moins que ce ne soit avant les vacances d'été. Mais alors, peut-il encore y avoir un lien de cause à effet, 2 mois après?). Je doute d'ailleurs que la rentrée scolaire ait déjà eu lieu à cette époque en 1954, car le 27 étant un lundi, elle aurait dû avoir lieu vers le 23-24, ce qui me semble précoce pour l'époque; c'est un premier point à vérifier. Resterait à expliquer l'imagination si intuitive de ces enfants qui trouvent du premier coup des expressions d'une justesse de ton stupéfiante si leur histoire est inventée. C'est d'abord le mot "machin" pour concrétiser l'image de leur vision; ce terme d'argot enfantin exprime bien l'idée d'un robot et non celle d'un fantôme, ce que corrobore la suite du récit. C'est sa description: "comme un morceau de sucre (sans bras) sur trois pieds"; s'ils avaient voulu décrire un fantôme ils auraient ajouté les bras et mis seulement deux pieds ! Mais trois pieds assurent plus de stabilité à cet énigmatique engin. La preuve que cela n'est pas normal, c'est que l'un deux utilise l'expression "un morceau de sucre fendu en bas, faisant les jambes!" ce qui semble bien exprimer une image vécue, mais une vision restée incomprise. C'est encore l'idée de "pression invisible et glaciale" qui a plaqué Raymond au sol lorsque l'engin est passé près de lui. Cette idée de froid glacial que l'on trouve effectivement dans de nombreux cas de contacts spirites ou fantomatiques me semble impossible à inventer par un enfant de 12 ans s'il ne l'a pas vécue... ou alors il est parfaitement renseigné pour son age! Comme l'explique Aimé Michel dans son livre, il semble d'ailleurs que ce soit à ce moment que l'enfant qui jusque là a joué avec la vision en lui lançant des cailloux puis des flèches de son revolver ait compris qu'il ne fallait pas jouer avec "ça" et s'enfuit épouvanté, alors qu'auparavant il faisait front. C'est réellement très fort si c'est de la simple imagination et nos modernes super-enquêteurs feraient bien d'en prendre de la graine, car ils ne leur arrivent pas à la cheville. C'est enfin la description du déplacement de la boule lumineuse dans le ciel qui descendait "comme une feuille morte". Bien sur, c'est classique en ufologie et cela a été tellement rabâché que c'est peut-être connu d'un enfant de 12 ans en 1986 s'il est un lecteur assidu des B.D., mais en 1954, c'est beaucoup moins sûr!

Enfin n'oublions pas que ces enfants de respectivement 12, 9, 8 et 4 ans ne se sont pas contredits dans leurs témoignages lorsqu'ils ont été successivement et séparément interrogés par leurs parents, leur institutrice, leur curé, puis par les gendarmes et les divers enquêteurs ou journalistes qui se succédèrent pendant des mois. Très forts, les enfants! Et tout cela est démoli d'un trait de plume, trente ans plus tard, par un iconoclaste qui va remuer la poussière en faisant fi de tous les témoignages d'époque! Plaisanterie! On a envie de hausser les épaules et d'en rire; mais il faut aussi penser au mal que toutes ces "destructions" font à l'ufologie. Cela est moins risible.

On ne me fera pas croire que les naïfs furent les parents, les responsables locaux, institutrice et curé, puis les gendarmes, puis les journalistes et enquêteurs ufologistes qui tous furent unanimes à témoigner de la cohérence des récits faits séparément par les enfants et de leur accent de sincérité lorsqu'on leur fit "reconstituer la scène" comme dans une affaire judiciaire, car on est allé jusque là avec des enfants de 12, 9, 8 et 4 ans ! L 'enquête fut parfaite. Le seul et grand naïf est celui qui sur la foi de ses préjugés et sans tenir compte des témoignages de l'époque se permet de tout démolir pour ne retenir que le fruit d'une imagination enfantine, et cela contre les textes et la vraisemblance.

Triste ufologie que celle des ufologues iconoclastes! Et triste époque que celle que nous vivons ou le refus d'admettre une réalité qui nous "défie" passe avant les témoignages les mieux établis. Triste époque que celle, nous l'avons vu, qui n'hésite pas à salir la réputation des témoins des visions ufologiques pour mieux saper leurs témoignages.

[...]

[Ref. fr1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LUIS RUCHON:

Les deux auteurs indiquent qu'à Prémanon dans le Jura, le 27 septembre 1954 à 20:30, il pleuvait à verse, et il faisait assez sombre.

Les quatre enfants Romand, âgés de 12 à 4 ans, jouaient dans un fenil. Dehors, leur chien s'est mis à aboyer. Il semble que c'était tout d'abord la petite Jeannine qui a observé quelque chose. Elle dit alors à son grand frère Raymond:

"Viens vite, il y a un fantôme qui se promène dans la cour."

Le garçon est alors sorti et a vu comme un morceau de sucre, sur trois pieds, qu'il appellera un "machin". Il raconte lui-même la suite:

"Je ramasse des cailloux, je les lance et l'un touche le "machin" avec une espèce de bruit de tôle; à ce moment, je lui tire dessus avec mon pistolet à flèches. Comme je m'approche, je sens une pression glaciale qui me couche au sol; nous nous sommes sauvés et quelques minutes après, nous avons vu une grande boule lumineuse rouge, qui se déplaçait en valsant comme une feuille morte, dans un champ, à 150 m de la ferme. Elle disparu soudainement."

La gendarmerie découvrit des traces, à l'emplacement indiqué, sur une surface d'environ quatre mètres de diamètre. L'herbe était couchée; quatre trous étaient disposés en carré dans la surface du cercle. Un mât, situé à proximité, était éraflé sur 15 cm a une hauteur de 1 m 50. Des traces furent trouvées au pied du mât.

Les sources sont indiquées comme le catalogue Vallée, cas 160; Aimé Michel dans A Propos des Soucoupes Volantes page 116; C. Garreau et R. Lavier dans Face aux Extraterrestres page 211; Jimmy Guieu dans Black Out sur les Soucoupes Volantes page 150; Le Dauphiné Libéré du 1/10/1954; Le Parisien du 1/10/1954; Paris-Presse du 2/10/1954; Ici Paris du 11/10/1954; Quincy.

[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:

Les auteurs indique que l'observation de Prémanon, connue dans les milieux ufologiques, a lieu au début de la vague lorsque le public n'est pas encore "fortement motivé", "du moins le croyait-on" puisque, selon leur note de bas de page, cela a été analysé par Michel Monnerie dans "Le Naufrage des Extraterrestres".

Ils notent que comme pour "beaucoup des récits" les témoins sont des enfants, mais qu'ils ne peuvent affirmer que ce serait un "critère de doute" mais ils "faut admettre" que de jeunes écoliers sont "peut-être plus facilement influençables".

Ils indiquent que le cas a fait l'objet de "nombreuses enquêtes" et que les événements ont même été reconstitués par la gendarmerie. charles Garreau en avait fait à l'époque un rapport "très complet" qui "figure dans un ouvrage de Jimmy Guieu". Il y a eu des "analyses très détaillées" du cas comme celle de Jean Tyrode du groupe Lumières Dans La Nuit. Ils indiquent que bien qu'il s'agisse de témoignage d'enfants, il y a une trace, qu'ils décrivent pas citation:

"Un cercle de 4 mètres de diamètre dont l'herbe est couchée dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, quatre trous résultant de l'enfoncement de "coins" rectangulaire de dix de section, inclinés à 45°. Un mat dressé ici par une colonie de vacances dont l'écorce est arrachée sur 15 centimètres à une hauteur de 1,50 m environ."

Ils indiquent que le récit commence par un dialogue entre Raymond Romand, 12 ans, et son institutrice Mme Genillon, la première à être au courant des événements et qui prévient aussitôt la gendarmerie parce qu'elle a été convaincue que les enfants avaient vu quelque chose d'extraordinaire.

Les auteurs précisent qu'elle avait pourtant dans les jours précédents demandé aux enfants de réfléchir aux histoires de "Martiens" qui deffrayaient la chronique à l'époque.

Ils citent ce dialogue:

- Madame, hier soir on a vu un "fantôme"!

- Allons Raymond, ne dis pas de bêtise!

- Mais je vous assure, Madame. D'abord je n'étais pas seul; il y avait mes soeurs et mon frère. C'était un drôle de truc et on a eu drôlement peur! Il m'a soufflé dessus quand je me suis rapproché et ça m'a fait tombé. Il ressemblait à un morceau de sucre avec une fente dans le bas.

Les auteurs indiquent que les enfants très persuasifs ont convaincu l'intitutrice et les gendarmes ont mené une enquête dirigée par le capitaine Brustel de la Gendarmerie de St-Claude qui receuilleront le récit suivant:

"C'était lundi dernier (27 septembre 1954). Il pleuvait. On s'amusait dans le fenil. Il pouvait être un peu plus de huit heures et demie. Dehors, le chien se met à aboyer. Tout à coup, il y a Jeanine (9 ans) qui arrive et nous dit Je viens de voir un drôle de truc dans la grange. On dirait un fantôme qui se promène; ça ne fait pas de bruit. Je fonce dans la grange. Plus rien. J'ouvre la porte pour regarder dehors et là, je vois le machin. On aurait dit un gros morceau de sucre sur trois pieds, et ça brillait beaucoup. Il était pas loin, à quelques mètres, et pas bien haut, à peu près comme moi."

"Je ramasse quelques cailloux, je les lance, et l'un tape avec un espèce de bruit de tôle, et je tire dessus avec mon pistolet à flèches. Comme je m'approche, je sens une pression glaciale qui me couche au sol. Je me suis relevé et nous nous sommes sauvés. Quelques minutes plus tard, nous avons vu une "boule de feu" qui se déplaçait en valsant comme une feuille morte, dans un champ à 150 mètres de la ferme, puis tout a disparu."

Les auteurs commentent que "bien entendu un tel récit paraît débile", que quelques jours plus tard un "spécialiste" examinera le piquet éraflé, et que quelques jours plus tard une nouvelle reconstitution aura lieu et le capitaine de gendarmeie "doit admettre, car les enfants ne se sont jamais contredits", qu'il s'est passé quelque chose d'étrange au village. Tout le monde a donné son avis, y compris le curé du village qui estime que les enfants n'ont pas assez d'imagination pour inventer une telle histoire.

Les auteurs citent "la conclusion" de Charles Garreau:

"- L'herbe est courbée mais n'a pas été tassée; l'engin s'est donc posé sur des sortes de béquilles (qui laissèrent à leur emplacement les quatre trous de section dix). Le grand cercle de 4 mètres de diamètre sur lequel l'herbe était couchée a donc été produit, non par le corps de l'engin, mais par un puissant champ de force (magnétique) au moment de l'atterrissage ou du décollage. En outre, l'absence totale de trace de brûlure élimine radicalement l'hypothèse d'un 'système de propulsion réactive'"

Les auteurs se proposent d'arrêter là les "supputations, d'ailleurs légitimes" des enquêteurs, qui sont en présence d'une trace difficilement explicable. Ils expliquent que le fait qu'ils ont enquêtés eux 24 ans plus tard a permis aux langues de se délier et que le maire du village leur a longuement et aimablement parlé des faits: c'est parce que l'institutrice avait demandé aux enfants de réfléchir aux martiens que leur imagination a travaillé. L'herbe a du être foulée par des animaux et l'écorce arrachée peut s'expliquer par n'importe quoi, tout cela aboutissant à un "cas solide".

Ils indiquent avoir retrouvé le père, Jules Romand, à Gex, et il leur a confirmé qu'il n'y "avait jamais rien eu" à Prémanon. Ils ont pu alors entrer en contact avec le fils, devenu scientifique dans une université du sud de la France, qui a déclaré que l'institutrice avait fait le premier pas qui a mené les enfants a exercer leur imagination, et qu'il n'y avait rien eu.

[Ref. jg1:] JEAN-FRANCOIS GILLES:

L'ufologue français Jean-François Gilles avait établi un catalogue informatisé d'atterrissages sur le sol français entre le 26 septembre et le 18 octobre 1954 afin d'étudier si leur répartition géographique était le fait du hasard ou non.

UFO LANDINGS ON THE CONTINENTAL TERRITORY OF FRANCE
FROM SEPTEMBER 26, 1954 TO OCTOBER 18, 1954

ICOD Désignation (57) Date JV4 JV1 COMMENTS
005 0530 PREMANON RF39 540927 160 151 CE3

ICOD est un code interne au listing. (57) est la colonne 57 du catalogue informatique UFOCAT initié par le comité Condon, RF désigne la France et le chiffre est le département. JV4 est le numéro du cas dans le listing de "Chroniques ..." de Jacques Vallée. JV1 est le numéro du cas dans le listing Magonia de Jacques Vallée. CE3 se réfère à la classification Hynek.

V F G
ICOD Longitude Latitude Longitude Latitude Longitude Latitude
0530 -6.027 46.463 -6.036 46.460 -6.033 46.462

V,F,G sont des codes pour les personnes ayant déterminé les coordonnées: V = Jacques Vallée, ufologueF = Jean Charles Fumoux, officier de l'Armée de l'Air, G = Jean François Gille, ufologue.

[Ref. ps1:] PIER-LUIGI SANI:

L'ufologue Italien indique que l'une des seules observations importantes sur lesquels les "debunkers" Barthel et Brucker se sont penchés dans leur livre, en assurant l'avoir "démolie", est l'affaire de Prémanon. Il explique que les données des deux debunkers pour cette démolition ne sont absolument pas convaincantes et ne font que jeter au mieux un doute et que la discussion doit se situer plus en profondeur.

L'auteur rappelle que l'affaire est très connue et ne nécessite guère de rappel pour les chercheurs, et précise qu'il a retracé tous les détails qui s'y rapportent dans Il Giornale dei Misteri n°344.

Il rappelle que quatre enfants dont le plus âgé avait 12 ans avaient prétendu avoir vu "un être étrange et un disque lumineux décoller", que des traces ont été trouvées dans le sol, qu'il y a eu une enquête de la Gendarmerie et que de nombreux journalistes sont venus sur place.

Les enfants se sont soumis aux interrogatoires sans faiblir ni se contredire et aucune explication satisfaisante n'a été trouvée pour expliquer les traces, et que l'affaire a donc été considérée comme authentique.

Il indique que c'est 24 ans plus tard que Barthel et Brucker assurent qu'il ne se serait rien passé du tout à Prémanon, car ce n'aurait été qu'une invention des quatre enfants influencés par leur institutrice qui leur avait parlé de soucoupes volantes quelques jours auparavant. Barthel et Brucker écrivent que cela "est prouvé" car ils disent avoir retrouvé l'aîné des enfants qui s'est rétracté.

Sani note d'abord que seulement un des quatre témoins a été contacté et questionné par Barthel et Brucker.

Il note ensuite que Barthel et Brucker indiquent que maintenant, ce témoin "poursuit une carrière scientifique dans une université du sud de la France".

Il ajoute qu'en dépit de ses rétractations, Raymond, ce témoin, n'a pas expliqué comment, en accord avec ses frères et soeurs Claude, Janine et Ghislaine, il aurait créé les marques sur le sol qui ont réussit à rendre perplexes et leurrer les gendarmes et les journalistes.

Il plaide que les témoins d'observations d'OVNIS se rétractent souvent après coup à la peur de se voir une fois de plus confrontés à des suites désagréables pour eux, notamment quand leur carrière scientifique risque d'en pâtir.

Il note que l'opinion du maire actuel de Prémanon, qui n'est pas celui qui était en poste 24 ans pendant l'observation, et les déclarations du père des enfants qui est très âgé, donnent l'impression que "la chose ne s'est jamais produite", mais que ces arguments n'ont aucune valeur. L'attitude du père lui paraît particulièrement suspecte, notamment parce qu'il ne vit plus à Prémanon, et qu'au moment où l'incident s'est produit il avait manifesté sa certitude de la bonne foi de ses enfants et s'était même fait photographier à côté du mât en bois qui avait eu un arrachement d'écorce "supposé avoir été causé par la soucoupe."

Il note que c'est ce père qui a indiqué à Barthel et Brucker comment joindre Raymond: "Pourquoi pas les autres?" Raymond aurait d'abord été étonné, puis est supposé avoir "avoué" et affirmé que sa maîtresse d'école avait alors stimulé l'imagination des enfants en les amenant à inventer "l'histoire de l'observation de l'ovni", tandis que le reste aurait été prétendument fabriqué "par les journalistes déjà sensibilisés par les récits de soucoupes volantes, et par les gendarmes obligés de reconnaître les faits qu'ils furent incapables eux-mêmes de vérifier."

Il note que les traces au sol constatées par les Gendarmes dès les premières minutes de son enquête et confirmées par le journaliste Charles Garreau étaient un cercle de quatre mètres de diamètre dans lequel l'herbe était couchée, et non pas piétinée ni aplatie, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, et où se trouvaient quatre trous disposés en carré, de 10 centimètres de large chacun, inclinés à 45° vers le centre du cercle, et près du cercle, un poteau en bois qui avait perdu son écorce sur une surface de 15 cm à une hauteur de 1.50 mètres du sol. Il y avait au pied du poteau encore deux trous dans la terre qui étaient identiques aux quatre autres.

Sani développe ensuite la notion que des enfants n'auraient pas su faire ces traces, et que l'herbe ne pouvait pas avoir été piétinée par des vaches tournant en rond sous la conduite des enfants comme l'indiquent Barthel et Brucker puisque cette herbe était couchée sans être piétinée et sans une seule marque de sabot d'animal.

[Ref. tw1:] TERRY WILSON:

2. 1954, Prémanon

Ce compte rendu est le premier de six de 1954, et commence dans la soirée du septembre 27. La famille Romand passaient la soirée dans leur maison quand leur chien a aboyé frénétiquement. Regardant dehors pour voir ce qu'était la cause du chahut, ils ont vu une petite boule incandescente planer près de leur grange. Ils sont sortis pour jeter un coup d'oeil de plus près, et un des enfants a pris quelques pierres et les a jetées à la boule incandescente. A son alarme il a été jeté à terre, comme par une force invisible.

Le matin suivant un cercle de 4m, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre a été découvert, avec des bords bien définis. Le lien avec la masse incandescente est fortement impliqué. De petits trous ont été trouvés dans le cercle, rappelant le cas ci-dessus.

[Ref. ar1:] ALBERT ROSALES:

94.

Lieu. Prémanon France

Date: 27 septembre 1954

Heure: 2030

Quatre enfants ont vu une boule de feu planer dans un pré et 2 "fantômes d'étain," en forme de "morceau de sucre fendus en bas." Raymond Romand, 12 ans, a jeté des cailloux vers l'un d'eux; au moment où il allait le toucher, il a été jeté à terre par une force glacée. Un cercle de 12 pieds d'herbe aplatie a été trouvé à l'emplacement.

Humcat 1954-58

Source: Aime Michel

Type: C

[Ref. jc1:] JACQUES COSTAGLIOLA:

L'auteur indique que le 27 septembre 1954, à 08:30, à Prémanon dans le Jura, une femme et quatre enfants de 12 à 4 ans ont vu un fantôme qui avait la forme d'un morceau de sucre fendu en bas faisant les jambes. L'aîné s'est approché et une pression invisible et glaciale l'a poussé à terre. Sa soeur a vu se dandiner une boule rouge qui oscillait au-dessus d'un pré. Les gendarmes ont vu un cercle de 4 mètres d'herbe couche dans le sens antohoraire avec quatre trous en carré à coins triangulaires de 10 cm de section inclinés à 45° vers l'intérieur, et de l'écorce d'un mat était arrachée sur 15 cm.

La source est indiquée comme "Pottier, 1974".

[Ref. tp1:] TED PHILLIPS:

Ted Phillips a listé le cas comme un "meilleur" cas dans sa "liste préliminaire des meilleurs cas":

Rapport 9/27/54 Premanon, France, 2050: témoins multiples, disc, humanoids, traces.

[Ref. rh1] RICHARD HALL:

TABLE 1. OBSERVATIONS D'OCCUPANTS D'OVNIS, 1954-1963

[...]

27 septembre 1954 Raymond Romand, Premanon (Jura), France 20:30.

Deux êtres, carrés avec des jambes; boule ardente planant au-dessus d'un pré, lumière de la grange reflétée sur l'être, l'enfant a jeté des cailloux qui l'ont heurté avec bruit métallique; cercle de 12 pieds d'herbe aplatie, marques, à l'emplacement.

[...]

[Ref. go1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:

L'ufologue belge indique qu'en 1954, le 27 septembre, en France, à Prémanon (Haut Jura) "A 20 h 30, il pleut à verses. Quatre enfants jouant dans le fenil, sortirent en entendant le chien aboyer furieusement. L'aîné se jette presque sur le "fantôme" qui a la forme d'un morceau de sucre fendu en bas, faisant les jambes. Les petits cailloux et la fléchette à bout de caoutchouc qui lui sont lancés, rebondissent sur l'inconnu avec un bruit de tôle. Ce n'est donc pas un fantôme et l'enfant s'approche prêt à jouer, s'approche pour toucher. Mais une pression invisible et glaciale le pousse à terre. La petite soeur qui accourt, voit le fantôme de tôle s'éloigner en se dandinant. Epouvantés les enfants fuient vers la maison tandis que l'OVNI, une boule rouge, oscille dans le pré."

La source est notée "Jacques POTTIER: 'Les Soucoupes Volantes' - DE VECCHI - 1974 - p. 31".

Elle ajoute qu'en réalité "Raymond Romand confessa la supercherie six semaines plus tard, soit le 14 novembre 1954 à Claude Comte et André Rosset, enquêteurs du groupe Cosmos de Genève. Leur rapport non publié fut redécouvert en 1979 par Yves Bosson et il le publia dans « Vaucluse-Ufologie » n°18-19, juin-septembre 80. Ensuite Yves Bosson continua ses investigtions à Prémanon et ailleurs et interviewa Raymond et Janine Romand, Mme Genillon (l'institutrice) et son mari, Claude Comte et d'autres. Il put alors confirmer l'explication et son rapport fut présenté au congrès de Lyon en 1992 (Actes des sixièmes Rencontres européennes de Lyon, 1-2-3 mai 1992', SOS OVNI, Aix-en-Provence 1992, pp. 4-16). Une version mise à jour se trouve dans le livre de Thierry Pinvidic: 'Vers une anthropologie d'un mythe contemporain' éd. Heimdal, Bayeux 1993, p. 122 à 145."

Elle indique qu'une autre version est: "Dans l'ouvrage de Gérard Barthel et Jacques Brucker: La grande Peur Martienne - Nouv. Ed. Rationalistes, Paris 1979 - il apparaît que ce cas, ait été démasqué, autrement, dit, ne serait probablement qu'un canular des enfants. A moins que ce n'en soit un journalistique. A vérifier."

Elle ajoute: "OVNI Présence n° 36 (janv. 1987)."

[Ref. tp1:] TED PHILLIPS:

09/27/54 2050 France, Premanon: Les quatre enfants Romand ont entendu aboyer leur chien et ont vu, en dehors de leur grange, un "fantôme de fer-blanc" comme un "morceau de sucre se tenant sur une extrémité."

Un des enfants a jeté des pierres sur lui et a essayé de le toucher; il a été jeté à terre "comme par une force invisible." La chose s'est écartée vers une grande boule lumineuse rouge brillante, oscillant légèrement à 400 à 500 pieds de loin dans le pré.

Ils l'ont dit à leur professeur, et la police a enquêté, constatant que l'herbe a été aplatie dans le sens contraire des aiguilles d'une montre sur un secteur de 12 pieds de diamètre, nettement défini. Dans le cercle il y avait quatre marques-trous triangulaires, de 4 pouces de diamètre, incliné sous un angle de 45 degrés vers le centre, disposés en carré.

En dehors du cercle, un poteau a été rayé et l'écorce a été arrachée à une hauteur de 5 pouces au-dessus de la terre. Au pied du poteau il y avait deux marques semblables aux quatre autres, mais plus ovales.

[Ref. dj1:] DONALD JOHNSON:

Ce jour là

27 septembre

[...]

1954 - Quatre enfants de Prémanon, France, sont sortis de leur maison à 20:30 parce que leur chien aboyait furieusement. Ils ont vu un grand objet sur la terre et un petit être dont ils ont pensé que c'était un "fantôme" dans leur cour. Raymond Romand (ou Rolland), âgé de 12 ans, a jeté des pierres à l'intrus. (Sources: Aime Michel, A propos des Soucoupes Volantes, p. 116; Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 212; Michel Figuet and Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, pp. 91-92).

[Ref. ic1:] ANDREAS MULLER:

Andreas Müller indique qu'à Premanon, France, il y avait "un cercle simple approx. 12 pieds de diamètre apparu le matin après que 'une entité rougeoyante' ait été été vue à proximité".

La "date rapportée" est donnée comme "28 sept", la "date créé" est donnée comme "27 sept" et le "type de culture" comme "herbe". Une note additionnelle indique: "Référence. The Secret History of Crop Circles by Terry Wilson".

[Ref. ao1:] ANNE MORO:

Anne Moro indique en anglais qu'à Premanon "Le 28 septembre 28, 1954 un secteur ovale d'herbe aplatie a été trouvé dans un pré près de Premanon. Un poteau de drapeau voisin a montré également des marquages étranges au côté faisant face à l'ovale. Le bois a semblé avoir été écorcé. La nuit avant les enfants de la famille Romand de Premanon se sont réveillés à cause de l'aboyement de son chien. Ils ont repéré une, masse incandescante planant sans bouger dans le ciel. Un garçon a pris une pierre et l'a jetée à la chose inconnue et a été immédiatement heurté par "une force invisible" comme les autres gosses l'ont expliqué. Maintenant ils ont observé "l'objet" planer loin. Le lendemain la "Gendarmerie " (la police française) a étudié les événements et a découvert le secteur aplati."

"Données" est indiqué être "Ovale: 4 m de diamètre - sens contraire des aiguilles d'une montre".

Anne Moro indique que la source est la base de données par Andréas Müller "ICCA-The international Crop Circle Archive".

Elle indique ailleurs:

1954 9 septembre 39400 Franche-Comté DEP : JURA Premanon Ovale de 4 mètres de diamètre. Sens contraire des aiguilles d'une montre.
Des enfants, alertés par un chien on repéré dans le ciel une forme rougeoyante. Ils ont jeté des pierres dessus et immédiatement une sorte de force les a repoussé. La gendarmerie a étudié l'évènement et découvert le secteur aplati.
Ville situé à 467 Km de Paris

Un texte scanné en anglais dit:

2. 1954, Prémanon

Ce compte rendu est le premier de six de 1954, et commence dans la soirée du septembre 27. La famille Romand passaient la soirée dans leur maison quand leur chien a aboyé frénétiquement. Regardant dehors pour voir ce qu'était la cause du chahut, ils ont vu une petite boule incandescente planer près de leur grange. Ils sont sortis pour jeter un coup d'oeil de plus près, et un des enfants a pris quelques pierres et les a jetées à la boule incandescente. A son alarme il a été jeté à terre, comme par une force invisible.

Le matin suivant un cercle de 4m, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre a été découvert, avec des bords bien définis. Le lien avec la masse incandescente est fortement impliqué. De petits trous ont été trouvés dans le cercle, rappelant le cas ci-dessus.

[Ref. rt1:] RAYMOND TERRASSE:

L'auteur assure que les cas d'observations d'OVNIS de la vague de 1954 se disposent en triangles, et cite l'atterrissage de Prémanon comme un coin d'un tel triangle.

[Ref. pf1:] "LE PETIT FUTE":

Suite à la visite inopinée, en 1954, d'une créature sphérique ayant la faculté de se poser au sol et de survoler la terre [...]

[Ref. em1:] ERIC MAILLOT, ERIC DEGUILLAUME, DAVID ROSSONI:

Les auteurs indiquent que le 27 septembre 1954 vers 20:30 près du petit village de Prémanon, les enfants d'un fermier, Raymond, 12 ans, et ses deux soeurs, âgées de 8 et 9 ans, jouaient, quand leur chien s'est mit à aboyer. Ils ont déclaré séparément et d'une manière paraissant sincère avoit vu à proximité de leur maison, un engin étrange de couleur aluminium, de forme rectangulaire, fendu partiellement en son milieu dans le sens de la hauteur, portant de chaque côté, à sa base, deux supports coudés extérieurement et mesurant environ 2 mètres de haut sur 1 mètre de large. Les fillettes ont ajouté avoir aperçu ensuite à environ 100 mètres de leur maison une lueur rouge se balançant au ras du sol".

L'institutrice du village est témoin du récit original de Raymond, elle prend l'affaire au sérieux à un moment où les histoires de Martiens défrayent l'actualité nationale. Son mari, Monsieur G.. qui croit à l'existence des soucoupes volante, qui deviendra plus tard enquêteur pour LDLN, avertit la brigade de gendarmerie locale.

Les gendarmes et le maire se rendent sur place. Des procès-verbaux successifs plutôt en faveur de l'authenticité du récit sont dressés. Dans le premier, on peut par exemple lire que "ces enfants vivent dans un lieu éloigné de l'agglomération, ne fréquentent pas les salles de projection et ne lisent pas de journaux où ils auraient pu puiser des éléments de nature à inciter leur imagination".

Les auteurs disent que bien qu'aucun atterrissage n'ait jamais été mentionné dans le récit, des traces au sol sont curieusement rapportées dans le second procès-verbal: une large couronne dont les cercles extérieur et intérieur font respectivement 3,5 mètres et 2,5 mètres où l'herbe est couchée, "dans la direction où la lueur rouge a été vue". Pour les gendarmes, un scénario ne saurait être a priori si bien monté s'il était simplement le fruit de l'imagination de ces jeunes enfants qui, par ailleurs, ne varient pas dans leurs déclarations.

Le mari de l'institutrice a dit que les fillettes s'étaient contentées de répondre par l'affirmative aux questions des gendarmes. Journalistes et ufologues enquêtent à leur tour, si bien que la presse quotidienne, régionale puis nationale et internationale, la presse à sensation, les ouvrages de spécialistes en France et à l'étranger emprunteront tour à tour ce récit au point d'en faire un grand classique du genre. Un reporter de la Radio Suisse Romande se souvient que les jeunes témoins "racontaient avec des mots simples (...) ce qu'ils avaient vu et qui les avait, notons-le, assez effrayés".

Le jeune garçon considéré comme le témoin principal, "n'a pas froid aux yeux" selon les enquêteurs du groupe ufologique suisse Cosmos, il est "très imaginatif et très intelligent", "très évolué pour son âge" selon les habitants du village, qui eux n'ont jamais cru à son histoire: "On a bien rigolé. On a "pensé gros", "mais on ne se confie pas aux étrangers". Trente ans plus tard, Raymond avoue avoir inventé l'affaire de toutes pièces. Comme beaucoup d'autres lui et ses soeurs sont tombés dans le piège de la "fuite en avant": constatant la tournure que commençaient à prendre les événements "Raymond avait demandé à Janine (9 ans au moment des faits), sur laquelle il avait un certain ascendant, de répéter ce que lui-même aurait à déclarer".

Il était parti d'un banal épisode de la vie quotidienne qu'il a transformé: un berger "qui vivait seul, venait de temps en temps nous voir. il avait une grande cape et pouvait avoir l'allure d'un fantôme. Le "genre de robot" était en effet dans l'esprit de l'enfant plutôt un "fantôme métallique" dont la description semble s'inspirer du fourneau de l'école communale. Ce sont les adultes, en premier lieu Monsieur G. qui questionne et suggère certaines réponses à l'enfant, puis les médias qui interprètent le récit en terme de soucoupe volante et de Martien. Les traces relevées dans le pré avaient été laissées par "une petite baraque en tôle" destinée au responsable d'une colonie de vacances, démontée quelques jours auparavant, et, pour certains trous, tout simplement par des pieds de vaches selon Raymond.

En 1991, Raymond est devenu professeur de neurobiologie et disait "Ma carrière scientifique (...) m'a permis d'avoir un certain recul par rapport à ce que j'ai pu faire, de comprendre pourquoi je l'ai fait et pourquoi d'autres personnes peuvent le faire (...). Beaucoup de choses se disent dans le monde et sont transformées. Il y a énormément d'intermédiaires et on sait très bien que leur nombre a grandement modifié l'information première. (...) Voir comment une information peut être déformée est une leçon. Ce qui me laisse quelquefois sceptique par rapport à ce que je lis et je vois, c'est comment on peut, à partir d'un rien, créer une légende. C'est intéressant de le voir, de l'avoir vécu soi-même; il faut, je pense, l'avoir vécu soi-même pour le croire."

Les auteurs indiquent que la source est Yves Bosson, "Prémanon ou l'innocence: enquête sur un cas au-dessus de tout soupçon" dans Thierry Pinvidic (et al.), "OVNI, vers une anthropologie d'un mythe contemporain, Heimdal, 1993, pp. 123-145).

[Ref. lc1:] LUC CHASTAN:

Luc Chastan indique dans sa base de données que dans le Jura (39) à Prémanon le 27 septembre 1954 à 20:30 heures, "Ce jour là, il pleut à verses, c'est le soir, il fait assez sombre. Quatre enfants, agés de 12 à 4 ans, jouent dans un fenil. Dehors, leur chien se met à aboyer. Il semble c'est tout d'abord la petite Jeannine qui observe quelque chose elle dit alors à son grand frêre Raymond "Viens vite, il y a un fantôme qui se promène dans la cour."

"Le garçon sort alors et voit comme un morceau de sucre, sur trois pieds qu'il qualifiera de "machin". Il raconte lui même la suite : "Je ramasse des cailloux, je les lance et l'un touche le " machin " avec une espèce de bruit de tôle; à ce moment, je lui tire dessus avec mon pistolet à flèches. Comme je m'approche, je sens une pression glaciale qui me couche au sol; nous nous sommes sauvés et quelques minutes après, nous avons vu une grande boule lumineuse rouge, qui se déplaçait en valsant comme une feuille morte, dans un champ, à 150 m de la ferme. Elle disparu soudainement." "La gendarmerie découvrit des traces, à l'emplacement indiqué, sur une surface d'environ quatre mètres de diamètre. L'herbe était couchée; quatre trous étaient disposés en carré dans la surface du cercle. Un mât, situé à proximité, était éraflé sur 15 cm a une hauteur de 1 m 50. Des traces furent trouvées au pied du mât.."

Les sources sont indiquées comme: "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979" et "M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958".

[Ref. ki1:] DANIEL ET FABRICE KIRCHER:

Les auteurs indiquent que le 27 septembre 1954 à Prémanon dans le Jura, il pleuvait quand les quatre enfants de la famille Roman, deux garçons et deux filles, jouaient dans le fenil de la ferme. Ils ont soudain entendu aboyer le chien. Jeannine, 9 ans, est allé voir et est revenue en disant:

"- J'ai vu un drôle de truc dans la grange. On dirait un fantôme qui se promène, ça ne fait pas de bruit."

L'aîné Raymond va vérifier, il ne trouve rien dans la grange mais aperçoit le "machin" en ouvrant la porte. Cela ressemblait à un morceau de sucre sur trois pieds et c'était très brillant, et avait à peu près la taille des enfants.

Les auteurs citent Raymond:

"Je ramasse quelques cailloux; je les lance et l'un tape avec un espèce de bruit de tôle, et je tire dessus avec mon pistolet à flèche. Comme je m'approche, je sens une pression glaciale qui me couche au sol. Je me suis relevé et nous nous sommes sauvés. Quelques minutes plus tard, nous avons vu une "boule de feu" qui se déplaçait en valsant comme une feuille morte, dans un champ à 150 mètres de la ferme, puis tout à disparu."

Ils indiquent que les dires des enfants ont été confirmées par certaines traces au sol constatées par les gendarmes et encore visibles plusieurs semaines plus tard malgré la pluie: à l'endroit où les enfants avaient vu la boule de feu, il y avait un cercle de 4 mètres de diamètre où l'herbe était couchée dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, et quatre trous semblables au traces de béquilles d'atterrissage ont aussi été trouvés.

Les auteurs indiquent que la source est Jimmy Guieu, Black-Out sur les Soucoupes volantes, Vaugirard 1992.

[Ref. ud1:] SITE WEB "UFODNA":

Le site web indique que le 27 septembre 1954 à 20:30 à Premanon, en France, "Un grand objet au sol et un petit 'fantôme'."

Et: "Quatre enfants à Premanon, France, sont sortis de de leur maison à 20:30 parce que leur chien aboyait furieusement. Ils ont vu un grand objet sur la terre et un petit être qu'ils ont pensé être un 'fantôme' dans leur cour. Raymond Romand (ou Rolland), âgà de 12 ans, a jeté des pierres à l'intrus."

Et: "Quatre enfants sont sortis de leur maison pendant que le chien aboyait furieusement. Ils ont trouvé un grand objet sur la terre et un petit être dont ils ont pensé que c'était un 'fantôme' dans la cour. Raymond Romand, 12 ans, a jeté des pierres à l'intrus."

Et: "On a observé un objet. Des effets électromagnétique, de pesanteur et des effets physiologiques ont été notés. Des traces au sol ont été trouvées. On a observé une boule rouge, d'environ 20 pieds de large, par temps pluvieux par quatre témoins, d'âge typique 12 ans, à une ferme pendant 30 minutes (Romand, R). Un robot de 3.5 pieds de haut, portant un costume métallique, a été vu."

Et: "Quatre enfants ont vu une boule du feu planer dans un pré et 2 'fantômes de fer blanc', en forme de 'morceau de sucre'. Raymond Romand, 12 ans, a jeté des cailloux à l'un; en allant le toucher, il a été jeté à terre par une force glacée. Un cercle de 12 pieds d'herbe aplatie a été trouvé à l'emplacement."

Les sources sont indiquées comme Poher, Claude, Etudes Statistiques Portant sur 1000 Temoignag, l'Auteur, undated; Merritt, Fred I., Fred I Merritt investigation files; FSR, FSR (formerly Flying Saucer Review), FSR, Londres, 1966; Bowen, Charles, The Humanoids: FSR Special Edition No. 1, FSR, Londres, 1966; Pereira, Jader U., Les Extra-Terrestres, Phenomenes Spatiaux, Paris, 1974; Vallee, Jacques, Computerized Catalog (N = 3073); Vallee, Jacques, Challenge to Science: The UFO Enigma, Henry Regnery, Chicago, 1966; Vallee, Jacques, Preliminary Catalog (N = 500), (dans JVallee01); Vallee, Jacques, Preliminary Catalog (N = 500), (dans JVallee01); Cramp, Leonard G., Piece for a Jig-Saw, Somerton, Isle of Wight, 1966; Schoenherr, Luis, Computerized Catalog (N = 3173); Carrouges, Michel, Les Apparitions de Martiens, Fayard, Paris, 1963; Rogerson, Peter, World-Wide Catalog of Type 1 Reports; Hall, Richard H., The UFO Evidence, NICAP, Washington, 1964; Bloecher, Ted R., Ted R Bloecher investigation files; Phillips, Ted R., Physical Traces Associated with UFO Sightings, CUFOS, Chicago, 1975; Haines, Richard F., CE-5: Close Encounters of the Fifth Kind, Sourcebooks, Naperville, 1998, ISBN:1-57071-427-4; Delaire, J. Bernard, UFO Register Volume 7 (1976), Data Research, Oxford, 1976; Hall, Richard H., The UFO Evidence, Volume II: A Thirty-Year Report, Scarecrow Press, Lanham, 2000, ISBN:0-8103-3881-8; Hatch, Larry, *U* computer database, l'Auteur, Redwood City, 2002; Figuet, M; Rosales, Albert, Humanoid Sighting Reports Database.

[Ref. pr1:] JOURNAL "LE PROGRES":

Les mystères des ovnis célèbres du Jura

Dans son ouvrage "Les Mystères du Jura" paru aux éditions De Borée fin 2009, Alain Lequien, avec une démarche d'historien, a répertorié les observations d'objets volants non identifiés (ovnis) dans le département du Jura. Il y a eu la boule de feu rouge de Poligny, [...], une rencontre du troisième type à Prémanon, le cigare des écoliers des Rousses, l'objet oscillant multicolore de Dole, [...], le phénomène blanc et lumineux de Meussia, [...]

[Note: je n'ai conservé de l'article que les évocations de cas en 1954.]

EXPLICATIONS:

Note spéciale:

Un ufologue érudit informe sur un groupe de discussions ufologiques le 26 février 2007 que Raymond Romand a avoué le canular, bien qu'il n'ait rien eu à voir avec un exercice d'école au sujet de Martiens par l'institutrice.

La confession était seulement six semaines après le rapport, le 14 novembre 1954, à Claude Comte et à André Rosset, investigateurs de Cosmos, une organisation ufologique de Genève, une des premières en Europe.

Leur rapport non publié a été redécouvert par Yves Bosson en 1979 et édité dans "Vaucluse-Ufologie" N.18-19, juin-septembre 1980.

Dans les années suivantes, Yves Bosson a continué l'enquête, à Prémanon et ailleurs, interviewant Raymond et Janine Romand, Mme Genillon, son mari, C. Comte et d'autres. Il a pu confirmé l'explication et son rapport a été présenté au Congrès de Lyon en 1992 ("Actes des sixièmes Rencontres européennes de Lyon, 1-2-3 mai 1992", SOS OVNI, Aix-en-Provence 1992, pp. 4-16).

L'ufologue note également que le cas de Prémanon avait aussi été prétendument "expliqué" par Barthel et Brucker ("La Grande Peur Martienne", Nouvelles Editions Rationalistes, Paris 1979, pp de Nouvelles 88-93), "mais tout leur livre est un grand mensonge!"

Le père de Raymond Rolland devant le
fameux poteau, photographié par
Charles Garreau.

MOTS CLES:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Prémanon, enfants, enfant, Jura, trace, traces, empreintes, trous, herbe, aplatie, occupants, humanoïdes, sphère, lumineuse, cercle

REFERENCES:

[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

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0.1 Patrick Gross 7 mars 2003 Première publication.
1.0 Patrick Gross 5 février 2010 Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [ra1], [jc1], [le1], [mf1], [ws1], [tp2], [em1], [lc1], [rt1], [ud1].
1.1 Patrick Gross 11 mars 2010 Addition [ip1].

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Cette page a été mise à jour le 11 mars 2010