La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.
Référence pour ce cas: oct-54-Creil. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
[Ref. 1607] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":
UN "MARTIEN" SEME LA PANIQUE AU DEPOT DE CREILC'était un cheminot déguisé avec un bidon, un imperméable et une lampe verte. La gare de Creil a vu l'autre soir ses entrepôts devenir le théâtre de la plus belle panique qui s'y soit déroulée de mémoire de cheminot. L'un d’eux en effet, un lampiste, George Olivier, pour faire une bonne farce à ses camarades, s'était déguisé en pilote de soucoupe volante. S'étant taillé une sorte de houppelande dans un vieil imperméable en Nylon, affublé d'un casque confectionné dans un vieux bidon d'huile percé de trois trous, nanti d'une lampe électrique dont l'ampoule était peinte en vert, de deux antennes, George Olivier pénétra dans le dépôt. L'apparition dans la nuit de cet être fantasmagorique aux yeux phosphorescents produisit un effet stupéfiant. Des cheminots, un instant cloués sur place, s'enhardirent et se lancèrent à la poursuite du gnome. Attrapez-le, cria un chef de train qui avait pris la direction des opérations, il y a un journal qui donne une prime d'un million. Sur le point d'être encerclé, le Martien fit feu des quatre fers, se rua sur ses poursuivants, en poussant des glapissements et fit donner le fameux rayon vert paralysant. Les vingt et quelques poursuivants eurent cependant assez de forces pour amorcer un mouvement de repli éperdu jusqu'à la gare où ils tinrent incontinent un conseil de guerre. Ils étaient en train d'apprêter une nouvelle tactique quand George Olivier, débarrassé de son accoutrement, vint les rejoindre. "Tu n'as pas vu le martien?" Lui demandèrent ses collègues. "Si je l'ai vu, je l'ai même touché, répondit Olivier". "Et tu ne l'as pas pris?" "Non, puisque le martien, c'est moi." Et le farceur, plié en deux, savoura un long moment l'étonnement et la déception de ses camarades. Les chefs de service du joyeux lampiste de la S.N.C.F. ont, parait-il, diversement apprécié la plaisanterie. Mais George Olivier avait eu soin de se livrer à cette farce avant l'heure normale de sa prise de service. L'ATTERRISSAGE DES SOUCOUPES INTERDIT A CHATEAUNEUF-DU-PAPE PAR UN ARRETE MUNICIPALM. Lucien Jeune, maire de Chateauneuf -du-Pape, vient de prendre l'arrêté suivant qui a été approuvé par le préfet du Vaucluse et rendu, hier, exécutoire.
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[Ref. 411] MICHEL CARROUGES:
Michel Carrouges explique qu'à Creil, dans l'Oise, un cheminot s'est fabriqué un masque avec de vieux bidons, divers accessoires dont une ampoule électrique peinte en vert. Il s'est alors montré un soir dans un coin de la gare et a effrayé ses collègues cheminots en allumant son faux rayon vert. Il s'est rué vert en en glapissant.
Tandis que les gens s'enfuyaient, il en a profité pour quitter son déguisement à leur insu et ensuite profiter des effets de sa bonne blague.
Michel Carrouges a classé ce cas dans son chapître dédiés aux canulars suscités par la vague de 1954, indiquant que c'est dans le journal France-Soir du 29 octobre 1954 que l'histoire de ce canular a été porté a la connaissance du public.
[Ref. 687] ERIC MAILLOT:
Eric Maillot, cherchant des cas de témoins paralysés par des rayons verts martiens, dont il pense qu'ils sont des canulars inspirés par le film "la guerre des mondes," indique, "coup de bol, je viens de retrouver trace de 3 cas d'ovnis émettant des "rayons verts"" et il ceite celui-ci parmi eux:
"-Creil en octobre 1954 (date imprécise) "rayon vert", qui serait dans un livre de Carrouges ( Les apparitions de Martiens p163) d'après un ancien courrier de M. Figuet."
Canular connu d'emblée comme canular.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Creil, Oise, farce, cheminot, rayon vert, déguisement, vert
[-] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.