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DOCTEUR [-] 27 Novembre 1952 Monsieur, Monsieur Ballestra, chirurgien-dentiste à Oloron, m'a fait part de votre désir d'avoir quelques précisions sur le phénomène du cigare et des soucoupes volantes apparus dans notre ciel le 17 Octobre dernier, vers 13 h. 30: Vous trouverez ci-joint l'article de Jean Fondin envoyé spécial d'un journal d'enfants de Paris qui est un reportage très clair du phénomène constaté par Monsieur Prigent, surveillant général du collège de la localité, et une interview donnée par moi-même à ce journaliste le même jour et dans laquelle je me suis efforcé de lui donner une explication simple et, si possible, rationnelle. Veuillez noter que ces deux interviews ont eu lieu le mercredi 22 Octobre, donc 5 jours après l'apparition du cigare. Par la suite, mon opinion, partagée par quelques amis, a été très controversée dans la presse locale et régionale et cela, jusqu'au 28 Octobre: ce jour là, apparurent à nouveau des boules multicolores reliées par des filaments et avançant par deux, volant à basse altitude; elles purent être observées par de nombreux témoins; des filaments de dimensions variables, mais certains atteignant une section de 6 à 8 mm. traînaient sur les toits et s'accrochaient aux fils électriques. Ces.... |
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boules (ou Soucoupes) avaient les mêmes teintes irisées que celles du 17 Octobre; ce phénomène étant du à la réfraction des rayons solaires, ainsi que je l'avais expliqué dans l'article du journal d'enfants. Cette nouvelle manifestation de "Soucoupes volantes" a bien confirmé que le phénomène du 17 Octobre était bien une migration d'araignées des champs transportées à travers l'espace par des "fils de la vierges". Je ne prétends pas vouloir expliquer le problème des soucoupes ou cigare volants; mais je précise que l'explication "naturaliste" fournie pour le cas qui nous intéresse s'est avérée la bonne, malgré l'incrédulité des premiers jours. Ci-joint une photo d'un illustré du 23 Novembre qui montre un arbre recouvert d'une masse considérable de fils de la Vierge atteignant parfois une épaisseur considérable. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués. P.S.- Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire effectuer le service de presse du journal dans lequel, le cas échéant, vous seriez à parler de ce phénomène. [Signature] |
Le 17 octobre 1952, à Oloron dans les Pyrénées-Atlantiques en France, Mr. Prigent, directeur d'une école, avec sa famille, ont vu des choses étranges dans le ciel, une sorte de long cigare blanc incliné et des dizaines de "boules".
Utilisant les jumelles, Mr. Prigent les décrit comme lumineuses (en fait réfractant la lumière), et pense qu'elle zigzaguent (son propre mouvement mêlé aux aléas des vents agitant les filaments).
Comme l'indiquait le docteur, il s'agissait d'une migration d'araignées, survenant habituellement en automne, et les "traînées de vapeur" sortant des "soucoupes" décrites en toute bonne foi par Mr Prigent était l'effilochement de leurs soies, appelées "cheveux d'anges" ou "fils de la vierge" qui finissaient par tomber au sol et être considérées comme traces laissées par ces "soucoupes."
Bien que l'explication ait été trouvée assez vite par le médecin, un autre témoin d'une autre observation ce jour l'a fortement contestée, bien que le docteur ne parlait pas du tout de cette observation là, et encore aujourd'hui les "fils de la vierge" d'Oloron sont parfois présentés comme mystérieux, ou le docteur en médecine comme un docteur en physique.